‹ Histoire de la conquête de l'Algérie écrite sur des documents inédits et authentiquesChapitre 40 sur 58 · partie des Guechtoula s'empressa de solder les · texte numérisé non relu

partie des Guechtoula s'empressa de solder les

conditions de l'aman. Mais les Bcni-Koussi n'avaient pas imité cet exemple et, à rexpiration du délai qui leur avait été fixé sur leur demande, ces imprudents n'avaient rempli que d'une manière dérisoire les promesses qu'ils avaient jurées. Leur pays s'étend jusqu'aux derniers sommets du Jurjura. Dans la journée du 14 novembre (1851), le gouverneur général qui, dès son arrivée, s^était saisi par une forte grand^ garde d'un point culminant, clef du pays, gravit la montagne avec le générai Camou, deux bataillons de zouaves, le bataillon indigène et le léger. Le lieutenant-colonel Bourbaki fut placé immédiatement, avec l'un de ses bataillons, sur une crête dominante, d'oU nos obusiers^ postés au sommet de la montagne j et le feu de son infanterie pouvaient atteindre la population fugitive j et, en arrière de ce coteau^, le reste des troupes détruisit à son aise tous les autres villages de cette tribu récalcitrante.

« 11 n'eut pas été impossible, si la journée n'avait pas été si avancée, d'arriver jusqu*à ces misérables et d'en faire complète justice mais le gouverneur général répugna à un pareil mas^ sacre j qui ne lui parut pas cV ailleurs valoir le sang des braves qu'il eut certainement coûté. On foudroya V ennemi avec des obus j les car a

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bines à tige des canonniers ei une fusillade habilement dirigée....

« Que faisait cependant Bou-Baghla ? N^osant plut se montrer dans la région quUl nous est permis d'envaliir, il s'était sauvé chez les Zouaouas, et, abandonnant les malheureux qu'il avait séduits, y prêchait sans succès la guerre sainte. Les Beni-Sodka, qui lui. avaient donné asile, lui promirent de défendre sa personne, mais lui refusèrent de nourrir les chevaux de son goum. Sa parole est sans crédit, et les Zouaouas se refusent à toute démonstration qui attirerait chez eux les maux de la guerre. »

Ce récit officiel en dit plus que tous les commentaires. Nous nous étions présentés en 1830 aux populations de l'Algérie comme des libérateurs destinés à les affranchir du joug intolérable des Turcs, et peu à peu nous nous laissions aller à employer les moyens de gouvernement de ces premiers dominateurs du pays. Au lieu de nous en prendre aux imposteurs qui agitaient ces populations de l'agitation que leurs prédications faisaient naître, nous ne savions que brûler les villageSf dévaster les terres, couper les tètes non-seulement de ceux qui nous résistaient, mais de ceux qui fuyaient devant nous, non*seulement de ceux qui refusaient de payer la contribution de guerre, mais de ceux qui ne la

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