‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 11 sur 214 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

,,S5 mença à être en péril*. Dès que ce péril se fît sentir, ,^86 «le jeune roi et ses gens de cour s'enfuirent et quittèrent l'île , emportant avec eux tout l'argent qu'ils purent enlever, et laissant se débattre ensemble les deux populations vraiment intéressées à la guerre -. ,,86 La lutte de ces deux races d'hommes continua 12*34 longtemps , sous toutes les formes , en rase campagne et au sein des villes, par la force et par la ruse, l'attaque ouverte et l'assassinat. Le même esprit de haine pour le pouvoir étranger qui, en Angleterre^ avait jonché de cadavres normands les forêts de ITorkshire et du Northumberland, en remplit lesi lacs et les marais d'Érin. Mais un fait qui donne à la^ conquête de ce dernier pays un caractère tout particulier, c'est que les conquérants de l'Irlande, placés au rang d'oppresseurs à l'égard du peuple indigène, furent abaissés à celui d'opprimés à l'égard de leurs compatriotes demeurés en Angleterre. Le mal que les fils des vainqueurs faisaient à la nation subjuguée leur fut en partie rendu par les rois dont ils relevaient, et qui, doutant de leur fidélité, les regardaient presque comme une race étrangère. Il y eut loin, toutefois, des tyrannies que subirent, de la part du gouvernement d'Angleterre, les Anglais établis en Irlande, à celles qu'eux-mêmes, durant une longue suite de siècles, firent éprouver aux indigènes. Un document du quatorzième siècle pourra tenir lieu de

1. Et quia ipse oninia proprio suo inclusit raarsupio, nolens solidariis suis stipendia sua solvere... (Roger, de Hovcd. Aniial., pars posterior, apud Rer. anglic Script., p. 630, ecl. Savile.)

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