‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 124 sur 214 · Froissart, vol. I, chap. cccvi, p. 421 et suiv · texte numérisé non relu

Froissart, vol. I, chap. cccvi, p. 421 et suiv

cette manière : « Qui ètes-vous, répondit-il, vous isse « qui m'accueillez de telles paroles? — Je suis Owen, « fils du prince de Galles, que votre roi d'Angleterre « a fait mourir en me déshéritant; mais quand je « pourrai, à l'aide de Dieu et de mon très-cher sei- « gneur le roi de France, j'y porterai remède ; et sa- « chez que si je me trouvais en lieu et place où je « pusse combattre avec vous, je vous montrerais ce « que vous et vos pères et ceux du comte de Here- « ford avez fait aux miens en trahison et en injus- « tices. » Alors un chevalier du comte de Pembroke, nommé Thomas de Saint-Aubin, s'avance vers le Gallois et lui dit : « Yvain, si vous voulez soutenir « qu'en monseigneur, ou en son père, soit ou ait été « aucune trahison, ou qu'il vous doive hommage, ou « autre chose, jetez votre gage, et vous trouverez « qui le relèvera. — Vous êtes prisonnier, répliqua « le Gallois, je ne pourrais avec honneur vous ap- « peler maintenant, car vous n'êtes pas à vous, mais « à ceux qui vous ont pris ; quand vous serez libre, «je parlerai plus avant; et la chose n'en demeurera « pas là *... » Malgré cette parole donnée, la dispute 1356 n'eut pas d'autres suites, car avant que le comte de 13^73 Pembroke et Thomas de Saint-Aubin eussent recouvré leur liberté, Yvain de Galles mourut, frappé d'un coup de stylet par un homme de sa nation à qui il donnait toute sa confiance, et qui était secrètement vendu au roi d'Angleterre. Ce meurtre fut commis en l'année 1378, près la ville de Mor- 13-8 tagne en Saintonge, assiégée alors par les Fran-

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