‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 125 sur 214 · Froissart, vol. I, chap. cccvi, p. 421 et sniv · texte numérisé non relu

Froissart, vol. I, chap. cccvi, p. 421 et sniv

ISIS çais. L'assassin, poursuivi, parvint à s'évader et alla en Guyenne, où il fut très-bien accueilli par le sénéchal des Landes et les autres commandants anglais ^

Bien peu de Cambriens se prêtèrent à servir, même par des voies honnêtes, la cause des dominateurs de leur pays, et ceux qui vinrent aux guerres de France, sous les drapeaux d'Edouard III , le firent par contrainte et malgré eux. Les Gallois qu'on levait en masse, pour former des corps d'infanterie légère, apportaient dans les armées du roi d'Angleterre leur inimitié nationale contre les Anglais, et souvent ils se prenaient de querelle avec eux jusqu'à en venir aux mains ; souvent aussi ils désertaient aux Français avec armes et bagages , ou bien se répandaient dans le pays pour y vivre en compagnies franches. C'était un métier fort à la mode dans le temps, et où devaient exceller les Cambriens, par leur longue habitude de- faire la guerre en partisans dans leurs

'378 forêts et dans leurs montaffnes. Aussi l'une de ces

1400 grandes compagnies, qui se rendirent alors si célèbres et si terribles, était-elle sous les ordres d'un Gallois, qu'on appelait en France le chevalier Rufin, et dont le vrai nom était probablement Riewan^. Ce capitaine, sous lequel s'étaient réunis des aventut*iers de toute nation, avait pris pour son département de pillage le pays compris entre la Loire et la Seine, depuis les frontières de la Bourgogne jusqu'à celles de la Normandie. Son quartier général était

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