Voyez plus haut, livre XI
2. The King had never but tempest, foule and raine As longe as lie was ay in Wales grounde.
(Hardyng's Chronicle, cliap. ccii, au mot Henry the fouiih.)
3. Quod Henricus Percy cbivaler associans se rebellibus nostris Walliœ... (Rymer, FœJcra, convenliones, lillerx, t. IV^ pars I, p. 45^ éd. de La Hnye.)
1401 prince de Galles établit des intelligences avec eux, **"o et l'alliance qu'ils conclurent attacha pour un moment à la cause de l'indépendance galloise tout le nord des marches de Galles, entre la Dee et la Saverne, surtout la province de Chester, dont les habitants, de pure race anglaise, étaient naturellement moins hostiles pour les Cambriens que les Normands et les Flamands établis au sud. Mais la défaite complète des deux Percj, dans une bataille livrée près de Shrewsburj, rompit les relations amicales des insurgés gallois avec leurs voisins de race anglaise, et ne leur laissa d'autres ressources que leurs propres forces et leur espoir dans l'appui du roi de France.
Ce roi, Charles sixième du nom, qui n'était pas encore entièrement tombé en démence, voyant les Cambriens en hostilité ouverte avec le roi d'Angleterre, se décida à remplir envers eux ses promesses et celles de ses prédécesseurs. Il conclut avec Owen Glendo^vr un traité, dont le premier article portait que « Charles, par la grâce de Dieu, roi de France, (( et Owen, par la même grâce, prince de Galles, « seraient unis, confédérés et liés entre eux par les «liens de vraie alliance, vraie amitié, et bonne et « solide union, spécialement contre Henri de Lan- « caster, ennemi desdits seigneurs, roi et prince, et i40j « contre ses fauteurs ou adhérents ^ » Beaucoup de Gallois se rendirent en France pour accompagner les troupes que le roi Charles devait envoyer ; et plusieurs d'entre eux furent pris dans divers débarque-
1. Rymev^ Fœdera, conventiones, litterse, t. IV^ pars 1, p. 69.
ments que les Français tentèrent d'abord sur la côte '*05 d'Angleterre, aimant mieux s'enrichir au pillage de quelque grande ville ou port de mer que d'aller faire la guerre dans le pauvre pays de Galles ^ au milieu des montagnes et des marais.
A la fin pourtant une assez grande flotte partit de Brest, pour aller au secours des Cambrions; elle portait six cents hommes d'armes et dix-huit cents fantassins commandés par Jean de Rieux, maréchal de France, et Jean de Hangest, grand maître des arbalétriers. Ils abordèrent à Milford, dans le comté de Pembroke, et s'emparèrent de cette ville et de celle de Haverford , fondées toutes les deux, comme leurs noms l'indiquent, par les Flamands qui, sous le règne de Henri P^ s'étaient emparés du pays. Les Français se dirigèrent ensuite vers l'est, et, à la première ville purement galloise qu'ils rencontré- '^«^ rent, ils trouvèrent dix mille insurgés sous la con- ^^^"^ duite d'un chef que les historiens du temps ne nomment pas. Tous ensemble marchèrent sur Caermarthen ; de là ils allèrent à Llandovery, et prirent la route de Worcester, attaquant et détruisant sur leur passage les châteaux des barons et des chevaliers anglo-normands ^. A quelques lieues de "Worcester, une forte armée anglaise se présenta devant eux; mais, au lieu de leur offrir le combat, elle prit position et se retrancha sur des collines. Les Français et les Gallois firent de même, et les deux troupes