‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 145 sur 214 · Matth. Pai-is, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Matth. Pai-is, 1. 1, p

3. Annales waverleienses, apud Rer, anglic. Script,, t. II, Pt 243, éd. Gale.

4. Sententiœ domini Edwardi... consensu unanimî et concorditer se submiserunt... (Ibid.)

celui qui avait le meilleur titre, selon le droit héré- iwi ditaire par primogéniture : c'était Jean Bailleul ou «^ae Baliol, comme orthographiaient les Écossais. Il fut couronné ; mais le roi d'Angleterre, se prévalant de la déférence que les Ecossais venaient de lui témoigner, voulut rendre effective à leur égard sa suzeraineté jusque-là purement honorifique.

Le roi d'Ecosse, afin de gagner un appui contre les intrigues de ses compétiteurs, se prêta d'abord complaisamment aux vues du roi d'Angleterre ; il donna à des Anglais la plupart des offices et des dignités du royaume, et se rendit à la cour de son suzerain pour lui faire honneur et recevoir ses ordres. Encouragé par cette condescendance du roi, son protégé, Edouard alla jusqu'à lui demander, pour gage de sa feauté et de son allégeance, les forteresses de Berwich, Edimbourg et Roxburgh, les meilleures de toute l'Ecosse '. Mais il s'éleva contre cette pré- «295 tention une opposition nationale tellement forte, que Jean Baliol fut contraint d'y céder, et de refuser l'entrée de ses forteresses aux gens du roi d'Angleterre. Alors Edouard le somma de comparaître à Westminster , pour y répondre de son refus ; mais, au lieu de se rendre à la sommation, Baliol renonça solennellement à son hommage et à sa foi comme vassal. A cette nouvelle, le roi d'Angleterre s'écria dans son français normand : « Ah ! le fol félon telle « folie fait ! s'il ne veint à nous, nous veindrons (.( à ly ^. »

1. Henrici Knygton de Event, Angl., lib. III, cap. ii^ apud HisL

anglic. Script.^ t. II, col. 2478, éd. Selden.

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