Voyez plus haut, livre VIII
se réfugièrent dans les montagnes du nord et de isoa l'ouest et dans les forêts qui les avoisinent. ^^os
C'est de là que sortit le fameux patriote William Wallejs ou Wallace, qui pendant sept ans fit la guerre aux Anglais, d'abord en partisan et ensuite à la tète d'une armée. Les conquérants le qualifiaient de voleur de grands chemins, de meurtrier et d'incendiaire ^; et quand ils l'eurent pris, ils le pendirent à Londres et placèrent sa tête au bout d'une pique sur le sommet de la Tour. Les habitants de la partie soumise de l'Ecosse éprouvaient, dans toute leur étendue, les maux qui suivent une conquête; ils avaient des gouverneurs étrangers, des sheriffs et des baillis étrangers. « Ces Anglais , dit un poëte «contemporain, étaient tous avides et débauchés, « hautains et méprisants ; ils insultaient nos femmes « et nos filles; de bons chevaliers, dignes et honorés, « étaient mis à mort par la corde. Ah! la liberté est (( une noble chose ^ ! »
Ce sentiment, énergique dans le cœur des Écossais, »3w.s les rallia bientôt autour d'un nouveau chef, Robert de Brus ou Bruce, l'un des anciens compétiteurs de Jean Baliol. Bruce fut sacré roi dans l'abbaye de Scone, quand il n'y avait presque pas une ville, depuis la Tweed jusqu'aux Orcades, qui ne fût au pou-