A ! freedom is a noble thing
{The Bruce, or The History of Robert I, by David Barbour, p. 12.)
1308 voir des Anglais. Sans armée et sans trésor, il prit pour quartier, comme Wallace, les forêts et les montagnes, et y fut poursuivi par ses ennemis avec de la cavalerie et de l'infanterie, et des chiens dressés à suivre l'homme comme le gibier à la piste *. Il n'y avait dans son royaume, dit un vieil historien 2, personne qui osât l'héberger, ni en châteaux , ni en forteresses. Traqué comme une bête fauve, il alla de colline en colline et de lac en lac, vivant de chasse et de pèche, jusqu'à la pointe du promontoire de Cantyre, et de là dans la petite île de Rachin ou Rath- Erin, voisine de la côte d'Irlande.
1308 Là il planta son drapeau royal aussi fièrement 13*5 que s'il eût été à Edimbourg, envoya des messagers en Irlande, et obtint quelques secours des Irlandais indigènes, à cause de l'ancienne fraternité des deux nations, et de leur haine commune contre les Anglo- Normands. Il envoya ensuite dans les îles Hébrides et sur toute la côte de l'ouest pour solliciter l'appui des chefs galliques de ces contrées, peu soucieux, dans leur sauvage indépendance, de ce qui advenait de la population des plaines d'Ecosse, qu'ils appelaient saxonne, comme celle de l'Angleterre, et qu'ils n'aimaient guère davantage. Tous les clans, à l'exception d'un seul, lui promirent leur foi et leur secours. Les chefs et les barons des basses-terres, de race anglaise, normande ou écossaise, firent entre eux des pactes d'alliance et de fraternité d'armes, à
1. Theking Edward with homes and hoanes liim soght. (Hardyng's Chronicle, chan. CLXViii, au mot Edward the first.)