Ibid
3. J'ai cité le texte de ce dicton, livre VII^ t. I, p. 485, note 4.
i38i besoin'. Ceux du comté de Kent allèrent d'abord à Kenterburj pour s'emparer de l'archevêque, qui était en même temps chancelier d'Angleterre; et, ne l'y trouvant pas, ils continuèrent leur route , détruisant les maisons des gens de cour et celles des légistes qui avaient soutenu des procès intentés aux serfs par les nobles. Ils enlevèrent aussi plusieurs personnes qu'ils gardèrent comme otages , entre autres un chevalier et ses deux enfants; ils firent halte à quatre milles environ de Londres, dans une grande plaine nommée Black-Heath, où ils se retranchèrent comme dans une espèce de camp. Ils proposèrent alors au chevalier qu'ils avaient amené avec eux de se rendre en parlementaire auprès du roi, qui, à la nouvelle de l'insurrection, s'était retiré dans la Tour de Londres. Le chevalier n'osa refuser; prenant une barque, il vint à la Tour, et, se mettant à genoux devant le roi : « Très-redouté seigneur, lui « dit-il, veuillez ne pas prendre à déplaisir le mes- « sage que je suis obligé de faire : car, cher sire, « c'est par force que je suis venu si avant. — Dites «ce dont vous êtes chargé, répondit le roi, et je « vous tiens pour excusé. — Sire, les gens des com- « munes de votre royaume m'envoient pour vous « prier de venir leur parler; ils ne désirent voir per- « sonne que vous; et n'ayez aucune crainte pour « votre sûreté, car ils ne vous feront aucun mal , et « vous tiendront toujours pour roi; ils vous montrece ront, disent- ils, plusieurs choses qui vous seront « fort nécessaires à entendre, et qu'ils ne m'ont pas