‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 192 sur 214 · Voyez Hallam's, Europe in middle âges · texte numérisé non relu

Voyez Hallam's, Europe in middle âges

nommé Gower, qui s'était enrichi en faisant des vers issi français pour la cour, ait cru faire un trait de courage en publiant une satire où les insurgés étaient poursuivis par l'odieux et le ridicule*. Il déclare que cette cause a des partisans nombreux et considérables, dont la haine peut être dangereuse, mais qu'il aime mieux s'j exposer que de ne pas dire la vérité. Ainsi il est probable que, si la rébellion commencée par des paysans et des ribauds sans chausses n'eût pas été si tôt vaincue , des personnes d'une classe plus relevée en auraient pris la conduite, et, avec plus de moyens de succès , l'auraient poussée jusqu'à son d-ernier terme. Peut-être qu'en peu de temps, selon l'expression d'un historien de l'époque, toute noblesse et gentillesse eût disparu de l'Angleterre^.

Au lieu de cela, les choses demeurèrent dans issi l'ordre anciennement établi par la conquête, et les libo serfs, après leur défaite , continuèrent d'être traités selon les termes des déclarations royales, qui avaient dit, en s'adressant à eux-mêmes : a Vilains vous étiez, «et vous l'êtes, et en bondage vous resterez^.» Malgré le mauvais succès de la tentative qu'ils avaient faite pour sortir tous à la fois de servitude et détruire la distinction d'état qui avait succédé à la distinction de race, le mouvement naturel qui tendait à rendre graduellement cette distinction moins tranchée ne s'en continua pas moins , et les affran-

1. Elle était écrite en latin^ soiis le titre de Vox clamantis.

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