Vovez Hallam's Europe in miâdle âges
en sollicitaient souvent l'exemption. Le recueil des «38i actes publics d'Angleterre contient plusieurs récla- '^^^ mations de ce genre, ainsi que plusieurs chartes royales en faveur de certains bourgs malicieusement contraints , disent ces chartes , à envoyer des hommes au parlement^.
Le rôle des chevaliers et celui des bourgeois, siégeant dans la même enceinte , différaient donc en raison de l'origine et de la condition sociale des uns et des autres. Le champ de la discussion politique était sans bornes pour les premiers ; et, pour les seconds, il était limité aux matières d'impôts sur le commerce et les marchandises importées ou exportées. Mais l'extension que prirent, au quinzième siècle, les mesures commerciales et financières aug- ^ • monta naturellement l'importance parlementaire des bourgeois ; ils acquirent par degrés, en matière de finances, une plus grande participation aux affaires que la portion titrée de la Chambre basse, ou même que la Chambre haute du parlement. Cette révolution, due aux progrès généraux de l'industrie et du commerce, en amena promptement une autre; elle bannit de la Chambre basse, qu'on appelait Chambre de la communauté ou des Communes, la langue française, que les bourgeois n'entendaient et ne parlaient que très-imparfaitement.
Le français était encore en Ans^leterre, à la fin du quatorzième siècle, l'idiome officiel de tous les corps politiques; le roi, les évêques et les juges, les
1. Malitiose constrictos ad mittendum homines ad parliamcnta. (Rymer, Char ta Edivardi III.)