Multos et dnros lapidum ictus. (Ibid
«190 planta la banuière de Normandie sur toutes les
>'9i tours '.
Pendant ce combat, le roi de France était resté tranquille spectateur, sans offrir, disent les historiens, aucun secours à son frère de pèlerinage-; mais quand il vit l'étendard du roi d'Angleterre flotter sur les remparts de Messine, il demanda que ce drapeau fût enlevé et remplacé par le sien propre. Ce fut entre les deux frères d'armes le commencement d'une querelle qui ne fît que s'envenimer par la suite ^ Richard ne voulut point consentir aux prétentions du roi de France ; seulement il fit descendre sa bannière, et remit la ville en garde aux chevaliers du Temple, jusqu'à ce qu'il eût obtenu satisfaction duroi Tancrède pour la conduite des Messinois''. Le l'oi deSicile accorda tout, et, plus timide que ne l'avait été une poignée de simples bourgeois, il fit jurer par ses grands officiers, sur son âme et sur la leur, que lui et les siens, sur terre et sur mer, garderaient en tout temps fidèle paix au roi d'Angleterre et à tous les siens \
»>3* Pour preuve de sa fidélité à ce serment, Tancrède remit à Richard une lettre qu'il assurait lui avoir été envoyée par le roi Philippe, et dans laquelle celui-ci
1. Et... signa régis Angliac in raunitionibus per circuitum raurorum posuerunt. (Roger, de Hoved. Annal., pars posterior, apiid Ber. anglic. Script., p. 674, eJ Savile.)
2. Quamvis ipsi essent confi-atves in illa peregrinatione... (Ibid,, p. 674.)
3. Postulavit ut signa régis Anglise deponerentur^ et... sua imponerentiir. (Ibid.)