‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 4 sur 214 · LIVRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE XI

vers le nord : beaucoup d'anciens chefs, et même des "" évêques irlandais du territoire anglo-normand, se réunirent à lui et suivirent son armée K

Dans ce temps; un cardinal nommé Vivien, envoyé par le pape en Ecosse pour y faire une quête d'argent, ayant réussi dans sa mission, débarqua au nord de l'Irlande, dans le pays où la guerre venait d'être nouvellement transportée. Malgré tout le mal que l'Église romaine avait fait à l'Irlande, le légat fut accueilli avec de grands honneurs par les chefs de l'armée irlandaise; ils le prièrent avec déférence de les conseiller et de leur dire s'il n'était pas légitime pour eux de s'opposer de toutes leurs forces à l'usurpation du roi d'Angleterre. Soit par crainte, soit par calcul, l'envoyé pontifical leur fit la réponse qu'ils désiraient, et les exhorta même à combattre jusqu'à la mort pour la défense de leur pays -. Ces paroles excitèrent une joie universelle et une vive amitié pour le cardinal, qui, sans perdre de temps, annonça qu'il voulait faire une collecte pour l'Église de Rome. Dans leur contentement, les chefs de l'armée et le peuple donnèrent autant qu'ils purent, et le légat, continuant sa route, entra sur le territoire anglo-normand ^.

Arrivé à Dublin, il y fut mal reçu par les barons et les justiciers du roi, qui lui reprochèrent vivement d'avoir encouragé les Irlandais à la résistance ; ils

1. Girald. Cambrens. , p 794. — Hanmer's Chron. of Treland, p. 147.

Page 1