Guilielm. Neubrig. de Beb. anglic, p. 457, ed. Hearne
avec lesquels, à la suite d'un combat assez vif, il '^^^ trouva moyen de faire amitié, si bien qu'il quitta son navire pour un des leurs, qui le conduisit à un petit port de la côte d'Istrie *. Il prit terre avec un baron normand appelé Baudouin de Béthune, maître Philippe et maître Anselme , ses chapelains , quelques templiers et quelques serviteurs '^ Il s'agissait d'obtenir un sauf-conduit du seigneur de la province, qui résidait à Goritz, et qui, par un fâcheux hasard, était allié de près à la famille du marquis de Montferrat. Le roi envoya l'un de ses gens faire cette demande , et le chargea d'offrir au comte de Goritz un anneau orné d'un gros rubis, qu'il avait acheté en Palestine t des négociants pisans ^ Ce rubis, alors célèbre, fut reconnu par le comte. « Qui sont « ceux qui t'envoient me demander passage ? dit-il (( au messager \ — Des pèlerins revenant de Jérusa- « lem. — Et leur nom? — L'un s'appelle Baudouin « de Béthune, et l'autre Hugues le Marchand, qui « vous offre cet anneau ". » Le comte de Goritz, examinant l'anneau avec attention, fut quelque temps sans rien dire, et reprit tout à coup : « Tu ne dis « pas vrai, ce n'est pas Hugues qu'il se nomme, c'est
Radulph. Coggeshalse abbat. Chron., apud Script, rer. gallic. et fran ■ cic.,t. XVIII, p. 71.
1. Qui piratai... cum rege confœderati... ascendit rex cum els, (Ibid.)