‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 45 sur 214 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Uuus, inquit, eorum appellatur Baldewinus de Betun, alter vero dicitur Hugo niercator... (Ibid.)

J«92 « le roi Richard K Mais puisqu'il a voulu m'honorer « de ses dons sans me connaître, je ne veux point « l'arrêter; je lui renvoie son présent, et je le laisse « libre de partir *. »

Surpris de cet incident, auquel il était bien loin de s'attendre, Richard partit aussitôt ; on ne chercha point à l'en empêcher. Mais le comte de Goritz envoya prévenir son frère , seigneur d'une ville peu éloignée, que le roi des Anglais était dans le pays, et devait passer sur ses terres ^ Le frère avait à son service un chevalier normand appelé Roger, natif d'Argentan, auquel il donna aussitôt commission de visiter chaque jour toutes les hôtelleries où logeaient des pèlerins, et de voir s'il ne reconnaîtrait pas le roi d'Angleterre au langage ou à quelque autre signe, lui promettant, s'il réussissait à le faire saisir, la moitié de sa ville à gouverner*. Le chevalier normand se mit à la recherche durant plusieurs jours, allant de maison en maison , et finit par découvrir le roi. Richard essaya d'abord de cacher qui il était; mais, poussé à bout par les questions du Normand, il fut contraint d'en faire l'aveu ^ Alors Roger se mit à pleurer, et le conjura de prendre sur-le-champ

1. Non, inquit, Hugo^ sed rex Richardus appellatur. (Radulph. Cog^eshalœ abbat. Chron., apud Script, rer. gallic. et francic, t. XVIII, p. 71.)

2. ... Qui me ignotum ita honoravit, et munus missum remitto, et liberam abeundi licentiam concedo. (Ibid.)

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