LIVRE XI
en gardant ses cochons dans le bois, y avait vu sou- ''^«o vent William et reçu de lui l'aumône et à mans^er, *^"^ courut avertir Adam et Clément du sort de leur frère d'adoption*. L'entreprise hasardeuse où tous les deux s'engagèrent pour le sauver est décrite avec beaucoup de mouvement et de vie par le vieux poëte populaire, qui peint avec une franchise naïve le dévouement de ces trois hommes l'un à l'autre. « De « ce jour, dit William, nous vivrons et mourrons « ensemble ; et si jamais vous avez de moi le même « besoin que j'ai eu de vous, vous me trouverez « comme aujourd'hui je vous trouve -. »
Dans le combat qui se termine par cette délivrance inespérée, les trois frères d'armes font à eux seuls un grand carnage des gens de justice et des officiers royaux de Carlisle. Ils tuent le sherifF, le juge et le portier de la ville, «jettent plus d'un homme sur le « pavé , et font dire, hélas ! à plus d'une femme ^ » C'est avec un ton de j[oie et de plaisanterie que ces meurtres nombreux sont détaillés dans la vieille romance, où l'auteur montre fort peu d'amitié pour les agents de l'autorité royale. Cependant ses trois