Many a nian to the ground they thrue
Many a woman sayd : alas !
(Ibid., p. 17, 18.)
1100 héros finissent, comme avait fini la nation elle- 1200 même, par se fatiguer de leur résistance et s'accommoder avec l'ennemi. Ils vont à Londres, à l'hôtel du roi, lui demander une charte de paix. Mais, au moment où ils font cet acte de soumission, ils gardent encore leur ancien caractère de fierté et de liberté sauvage ; « ils entrent dans le palais sans dier « mot à personne, traversent la cour et s'avancent « dans la salle, ne prenant garde à qui que ce soit, « ne disant ni ce qu'ils sont ni ce qu'ils veulent K »
Si Robin Hood est le dernier chef à^ outlaws ou de bandits anglo-saxons qui ait joui d'une véritable célébrité populaire, ce n'est pas une raison pour croire qu'après lui aucun homme de la même race ne se soit livré au même genre de vie, dans un esprit d'hostilité politique contre le gouvernement exercé par les hommes de race et de langue étrangères. La lutte nationale dut se prolonger encore sous la forme de brigandage, et les idées d'homme libre et d'ennemi de la loi restèrent longtemps associées l'une à l'autre. Mais cela eut une fin ; et à mesure qu'on s'éloigna de l'époque de la conquête, à mesure que la race anglaise, s'accoutumant au joug, s'attacha par habitude à ce qu'elle avait toléré par désespoir, le brigandage perdit graduellement sa sanction patriotique, et redescendit à son rang naturel, à celui
Of no man wold tliey aske no leave, But boldly went in therat; They preced prestly into the hall, Of no man liad they dreade...
(Pièces of ancient popular poetry, p. 22.)