‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 75 sur 214 · LIVRE XI . 8o · texte numérisé non relu

LIVRE XI . 8o

qu'il vit les chances de la guerre devenir incertaines, i »95 et il résolut de trahir ses alliés pour rentrer en grâce »>'^6 auprès de son frère. Cette trahison fut accompagnée de circonstances atroces, du massacre d'un grand nombre de chevaliers français que le comte avait invités à une fête ^ Mais, malgré toutes ses grandes démonstrations de repentir et /i'amitié, Richard, qui se souvenait d'en avoir fait plus d'une fois de semblables à leur père Henri II, ne lui accorda aucune • confiance, et, selon les paroles des historiens du temps, ne lui donna ni terres, ni villes, ni châteaux-.

Le roi Philippe, successivement repoussé de toutes les villes de Normandie qu'il avait occupées, fut bientôt forcé de conclure une trêve, qui permit à Richard de porter ses forces vers le sud, contre les insurgés de l'Aquitaine ^. A leur tête se trouvaient le vicomte de Limoges et le comte de Périgord , que le roi Richard fit sommer de lui rendre leurs châteaux. « Nous tenons tes menaces pour néant, répondirent- « ils : tu es revenu beaucoup trop orgueilleux, et « nous voulons te rendre, malgré toi, humble, cour- (t tois et franc , et te châtier en guerroyant contre « toi^ » Pour que cette réplique ne fût pas une pure vanterie, il fallait que la paix se rompît de nouveau

1. Roger, de Hoved. Annal., pars posterior, apnd Rer. anglic. Script., p. 750, éd. Savile.

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