‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 76 sur 214 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Raynouard, Choix des poésies des troubadours, t. V, p. 96.

4. Qu'el erat vengutz trop brans et trop orgoillos, et que ill, mal son grat, lo farianfranc e cortes e hurai). e que ill lo castiarian gueri'e!a:\ (Ibid.)

".9j entre les deux rois; car les insurgés n'étaient nulle- >'i^c ment capables de résister aux forces de Richard, tant que Philippe n'en occupait pas au moins une partie. Ce fut le fameux Bertrand de Born qui, poursuivant toujours son plan de conduite politique, s'employa à rallumer la guerre entre les deux ennemis de son pays. Par ses intrigues secrètes et ses vers satiriques , il détermina le roi de France à violer la trêve qu'il venait de jurer; et cette fois le champ de bataille fut la Saintonge, au lieu de la Normandie. La première rencontre des deux rois à la tête de leurs hommes d'armes eut lieu près de Mirambeau. Ils ne se trouvaient plus séparés l'un de l'autre que par une petite rivière, sur chaque bord de laquelle ils avaient placé leur camp *. Le roi de France avait avec lui des Français, des Bourguignons, des Champenois, des Flamands et des Berrichons ; et le roi d'Angleterre, des Normands, des Anglais, des Angevins, des Tourangeaux, des Manceaux et des Saintongeois^.

Pendant que les deux troupes ennemies étaient ainsi en présence, plusieurs fois on s'arma de part et d'autre pour en venir aux mains; mais toujours des archevêques, évêques, abbés et simples religieux, qui s'étaient réunis pour travailler au rétablissement de la paix, allaient d'un camp à l'autre supplier les rois de différer le combat, et leur proposer des arrange-

1. Et era sobre la riba d'un Aura que a nom G aura loquals passa al pe de Niort. (Raynouard, Choix des poésies des troubadours, t. V, p. 92.) — Il s'agit ici non de la ville de Niort en Poitou, mais du Petit-Niort, simple village de la Saintonge.

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