‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les Normands (volume 2)Chapitre 85 sur 214 · K mes a fuoc et a flama tota la terra. (Ibid · texte numérisé non relu

K mes a fuoc et a flama tota la terra. (Ibid

1195 repartir sans leur avoir donné ni hommes, ni armes,

119S ni argent *.

Honteux et tristes de s'être laissé tromper, et contraints de céder à leur mauvais sort, les Auvergnats firent la paix avec le roi de France, en avouant sa suzeraineté sur eux, et lui prêtant de nouveau le serment d'hommage *. Peu de temps après expira la trêve des deux rois ; et Philippe recommença aussitôt la guerre à feu et à sang contre les habitants des terres de son rival '. A cette nouvelle, Richard passa la mer, et dès qu'il fut descendu en Normandie, il envoya un message au dauphin d'Auvergne et au comte Gui, pour leur dire que, puisque la trêve était rompue entre lui et le roi de France, ils devaient, comme de loyaux amis, venir à son aide et guerroyer pour lui *. Mais ils ne se laissèrent point tromper une seconde fois, et restèrent en paix avec le roi Phi^ lippe. Alors Richard, pour se venger, composa, en langue provençale, des couplets satiriques, où il di^ sait qu'après lui avoir juré féauté, le dauphin l'abandonnait dans le péril ". Le dauphin ne resta pas en arrière, et répondit aux vers du roi par d'autres où se trouvait plus de franchise et de dignité. « Roi, « disait-il, puisque vous chantez de moi, vous avez

1. E'I recep mal e mal l'onret, et no il donnet ni cavalier, ni sirven, ni balestier, ni aver. (Raynouard, Choix des poésies des troubadours, t. V, p. 431.)

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