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1196 avaient à souffrir de quelque injustice ^ Né de parents à qui le travail et l'économie avaient procuré une assez grande aisance, il s'était retiré des affaires et employait tout son temps à l'étude de la jurisprudence*. Nul clerc normand ne le surpassait dans l'art de plaider en langue française devant les cours de justice, et lorsqu'il parlait anglais, son éloquence était vive et populaire. Il consacrait sa science des lois et son talent pour la parole à tirer les bourgeois pauvres des embarras que leur suscitait la chicane, et à les protéger contre les vexations des riches, dont la plus fréquente était l'inégale répartition des tailles '. Tantôt le maire et les aldermen exemptaient de toute contribution ceux qui étaient le plus en état de payer, tantôt ils établissaient que chaque bourgeois payerait la même somme, sans égard à la différence des fortunes, de façon que toujours la plus lourde charge retombait sur les pauvres gens*. Ils s'en étaient souvent plaints, et William avait plaidé leur cause avec plus d'ardeur que de succès ^ Ses
1. Zelo justitiae et œquitatis accensus. (Roger, de Hoved. AnnaL, pars posterior, apud Rer. anglic. Script., p. 765, éd. Savile.)
2. Legis peritus. (Ibid.) — Erat enim... eloquentissimus. {Chron. Gervas. Cantuar., apud Hist. angîic. Script., t. II, col. 1591^ éd. Selden.) — Cum datum illi esset os loqr.ens ingentia. (Guilielm. Neubrig. de Reb. anglic, p. 530, éd. Hearue.)
3. Factus est pauperum advocatiis, volens quod unusquisque, tam dives quam pauper, secundum... facultates suas daret ad uni versa civitatis negotia. (Roger, de Hoved., loc. sup. cit.)
4. Voluerunt .. se ipsos servare indemnes aut saltem sine gravamine, et pauperiores vehementer exagitare. (Matth. Paris, t. I, p. 181.)
5. Contradictionera... vidi sœpius habitam inter divites et paupe-