Voyez liv. II, passim
4. Occurrunt ultro Cantuarii haiid procul a Dovera, jurant fideli-
laume, sous la condition de rester après la conquête aussi libres qu'ils l'étaient auparavant, et le duc, qui voulait assurer sa route vers Londres, leur promit par serment tout ce qu'ils demandaient. Mais en traitant ainsi pour eux seuls et en séparant leur destinée de celle de la nation, les hommes de Kent firent une chose plus nuisible à la cause commune qu'avantageuse pour eux-mêmes, et ils ne tardèrent pas à réprouver. La ville de Canterbury, on ignore à quel moment, fut incendiée comme celle de Douvres, et sa cathédrale, atteinte par le feu, demeura longtemps en ruine ^. Pourtant, la capitulation du pays de Kent, transformée plus tard en victoire par l'imagination du peuple, donna lieu à une de ces légendes qui sont, après les grandes défaites nationales, la consolation et comme la revanche des vaincus. On raconta que Guillaume, surpris dans une embuscade, avait traité, pour sauver sa vie, avec la population en armes sous la conduite de l'archevêque Stigand et de l'abbé du principal monastère de Canterbury, et, dans le récit populaire, on joignit à cette fiction celle d'une forêt mouvante , renouvelée des vieilles traditions du Nord *.
tatem^ dant obsides. (Guill. Pictav., de Gestis Guillelmi ducis, apud Script, rer. gallic et francic, t. XI, p. 99.)
1. Omnia in prœJam data suut, et ecclesia Christi concremata est. (Gervasii Cantuar., de Discordiis inler monachos cantuarienses et baldewinum archiepiscopum , col. 1310, éd. Selden.) — Reliqua enim reliquorum tam authenticaquameorum exemplaria in ea combustione atque abolitione, quam ecclesia nostra ante quadrennium perpessa est, penitus sunt absumpta. (Epistola Lanfranci ad Alexandrum papam II; Wilkins, Concilia Magnse Britannix, p. 327.)
2. Diix autem et qui cum eo erant, nec mirum. stabant stupefacti,