‹ Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands (volume 5)Chapitre 125 sur 268 · Ecce peroptatum tempus, o streuue vir. « (Ibid · texte numérisé non relu

Ecce peroptatum tempus, o streuue vir. « (Ibid

« gneuries du pays relèveront de nous '. Guillaume 107* « est occupé outre-mer par des affaires intermina- « blés ; nous tenons pour assuré qu'il ne repassera « plus le détroit ^ Allons, brave homme de guerre, « embrasse ce parti; c'est le meilleur pour toi, pour c ta famille, pour ta nation, abattue et foulée'. » A ces paroles, de nouvelles acclamations s'élevèrent ; les comtes Roger et Raulf, plusieurs évêques et abbés, avec un grand nombre de barons normands et de guerriers saxons se conjurèrent par serment contre le roi Guillaume \ Waltheof, après une résistance qui prouvait son peu de goût pour cette bizarre association, se laissa persuader et entra dans le complot. Roger de Hereford se rendit promptement dans sa province, ajBn d'y rassembler ses amis, et il engagea dans sa cause beaucoup de Gallois des frontières, qui se lièrent à lui, soit pour une solde, soit en haine du conquérant qui menaçait leur indépendance ^. Dès que le comte Roger eut ainsi réuni toutes ses forces, il se mit en marche vers l'est, oiî l'attendaient les autres conjurés.

Mais lorsqu'il voulut passer la Saverne au pont de Worcester, il rencontra des préparatifs de défense assez redoutables pour l'arrêter; et, avant qu'il

1. « Unus ex nobis sitrex, et duo sint duces. » (Orderic. Vital. Hist. ecdesiast., lib. IV, apud Script, rer. normann., p. 534.)

2. « Pro certo scimus quod in Angliam... rediturus non est. » (Ibid.)

3. « Tibi, générique tuo. . omnique genti tuœ quse prostrata est. » (Ibid.)

4. ... Ingenti plausu dicenti acclamant. (Willelm. Malmesb., de Gest. reg. angl., lib. III, apud Rer. anglic. Script., p. 104, éd. Savile.)

5. ... AUexerunt ii Britonas in suas partes... et congregaverunt Euos contia regcm. {Chron. saxon., ed, Gibson, p. 182.)

1074 eut pu trouver un autre passage, le Normand Ours, vicomte de Worcester, et l'évêque Wulfstan, toujours fidèle au roi Guillaume, dirigèrent des troupes sur différents points de la rive orientale du fleuve. Eghehvig, cet abbé courtisan qui s'était fait le serviteur des étrangers contre ses compatriotes, détermina, par ses intrigues, la population de la contrée de Glocester à écouter l'appel des chefs royaux plutôt que les proclamations et les promesses du conspirateur normand'. En effet, les Saxons se réunirent sous la bannière du comte Gaultier de Lacy contre Roger de Hereford et ses Gallois, dont la cause ne leur parut pas assez évidemment liée à leur cause nationale. Entre deux partis presque également étrangers pour eux, ils suivirent celui qui offrait le moins de périls, et servirent le roi Guillaume qu'ils haïssaient à la mort. Dans son absence, c'était le primat Lanfranc qui, sous le titre de lieutenant royal, administrait toutes les affaires"; il fit partir en grande hâte de Londres et de Winchester des troupes qui marchèrent vers la province où Roger était tenu en échec, et, en même temps, il lança contre lui une sentence d'excommunication conçue dans les termes suivants :

« Puisque tu t'es départi des règles de conduite c( de ton père, que tu as renoncé à la foi qu'il garda c( toute sa vie à son seigneur, et qui lui fit acquérir

1. Restitit Wnlstanus wigorniensis episcopus, cum magna militai-i mauu,. et Egelwius evashamensis abbas, cum suis. {Script, rer. danic, t. in, p. 207.)— Voyez livre IV, p. 51.

2. Lanfraucus erat princeps et custos Anglias. (Vita Laufranci; Laufrauci Opéra, p. 15.}

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