Illft nuptias ejus respuit. (Ibid
,0-5 adjugea à Simon de Senlis le comté de Northampton 10^76 et tout l'héritage de Waltheof, dont la veuve perdit ainsi le fruit de sa trahison. Restée seule avec deux enfants, elle mena une vie obscure et triste dans plusieurs cantons retirés de l'Angleterre. Les Normands la méprisaient parce qu'elle était devenue pauvre ; les Saxons l'abhorraient comme infâme , et les vieux historiens de race anglaise montrent une sorte de joie en racontant ses années d'abandon et de chagrin*.
L'exécution de Waltheof mit le comble à l'abattement du peuple vaincu. Il paraît que ce peuple n'avait point encore perdu toute espérance tant qu'il voyait l'un des siens investi d'un grand pouvoir, même sous l'autorité de l'étranger. Après le fils de Siward, il n'y eut plus en Angleterre, parmi les hommes investis d'honneurs et de fonctions politiques, un seul qui fût né dans le pays , qui ne regardât pas les indigènes comme des ennemis ou des brutes. Toute l'autorité religieuse avait aussi passé aux mains d'hommes de nation étrangère, et des anciens prélats saxons il ne restait plus que Wulfstan, évêque de "Worcester^ C'était un homme simple et faible d'esprit, incapable de rien oser, et qui, ainsi qu'on l'a vu plus haut, après un moment d'entraînement patriotique, s'était réconcilié de tout son cœur avec les conquérants. Depuis, il leur avait rendu d'importants services ;
1. Justo Dei judicio multiim despecta, odio omnibus habita, per diversa loca et latibula diu fovit. (Hist. Ingulf. Croyland. , apud Ber. anglic. Script., p. 73, éd. Gale.)
2. ... Quasi unus ex Anglicis superstes. {Chron. Jolian. Bromton, apud Hist, anglir. Script., 1. 1, col, 975, éd. Selden.)