Invasiones. (Ibid., passim
,080 deux chevaux *. Ailleurs, c'était Hugues de Corbon 1086 qui avait usurpé sur Roger Bigot lu moitié d'un Anglais libre, c'est-à-dire cinq acres de terre. Dans le comté de Hants, Guillaume de La Chesnaje réclamait contre Picot une certaine portion de terre, sous prétexte qu'elle appartenait au Saxon dont il avait pris les biens*. Ce dernier fait et beaucoup d'autres du même genre prouvent que les Normands considéraient comme leur propriété légitime tout ce que l'ancien propriétaire aurait pu légalement revendiquer, et que l'envahisseur étranger, se regardant comme un successeur naturel, faisait les mêmes recherches, exerçait les mêmes poursuites civiles qu'eût exercées l'héritier du Saxon *. Il appelait en témoignage les habitants anglais du district, pour constater l'étendue des droits que lui avait communiqués sa substitution à la place de l'homme tué ou expulsé par lui *. Souvent la mémoire des habitants, troublée par la souffrance et par le fracas de la conquête, répondait mal à ces sortes de demandes ; souvent aussi le Normand qui voulait contester le droit de son compatriote refusait de s'en tenir à la déposition de cette vile populace des vaincus '\ Dans
1. Fuit Willelmus Spec saisitus per regem et ejus liberatorem, sed W. de Warenna sine brève régis evim dessaisivit et ii equos ejus holïiinibus abstulit et necdum reddidit. (Domesday-book, vol. I, fol. 211, verso.)
2. Istam terram caluraniatur Willelmus de Chernet, per haereditatem sui antecessoris. (Ibid., fol. 44, verso.)
3. Hanc clamant... per antecessorem... cujus terras omnes W. rex sibi donavit. (Ibid., fol. 215, recto.)
4. De hoc suumtestimoniumadduxit de... antiquis hominibus totiua comitatus. (Ibid., fol. 44, verso.)