LIVRE IV
vince de Shrop et de tout le pays conquis sur les im Gallois '.
La ville de Slirewsburj, fortifiée d'une citadelle ;âtie sur l'emplacement de cinquante et une maisons, fut rangée dans le domaine du roi Guillaume *. Il y fit percevoir les impôts pour le compte de son échiquier ' (c'est ainsi que les Normands appelaient ce que les Romains avaient nommé le fisc). Les agents du conquérant n'exigèrent pas de plus grandes taxes que la ville n'en avait payé dans le temps de l'indépendance anglaise; mais une réclamation authentique des habitants montre de quelle valeur était pour eux cette modération apparente. « Les « habitants anglais de Shrewsbury (ce sont les paro- « les du rôle) disent qu'il leur est bien lourd de payer « intégralement l'impôt qu'ils payaient dans les jours « du roi Edward et d'être taxés pour autant de maice sons qu'il en existait alors ; car cinquante et une «maisons ont été rasées pour le château du comte; « cinquante autres sont dévastées au point d'être in- « habitables ; quarante-trois Français occupent des « maisons qui payaient dans le temps d'Edward, et, « de plus, le comte a donné à l'abbaye qu'il a fondée « trente-neuf bourgeois qui autrefois contribuaient a avec les autres *. »