‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 107 sur 233 · Voyez les Lettres sur l'histoire de France, lettre X · texte numérisé non relu

Voyez les Lettres sur l'histoire de France, lettre X

4% éveillée par cette grande impulsion, les poussa dans soi tous les sens hors de leurs anciennes limites; ils firent des conquêtes vers le Danube et vers l'Elbe, au delà des Pyrénées et des Alpes. Maître de la Gaule et des deux rives du Rhin, de l'ancien territoire de la confédération saxonne et d'une partie des pays slaves, de l'Italie presque entière et du nord de l'Espagne, le second prince de la nouvelle dynastie, soi Karl, surnommé le Grand, que nous appelons Charlemagne, échangea son titre de roi contre celui d'empereur ou de César, aboli en Occident depuis plus de trois siècles. C'était un homme d'une activité infatigable, doué de ce génie administratif qui va de l'ensemble aux moindres détails, et que, par une singularité remarquable, on voit reparaître presque identiquement le même aux époques les plus différentes. Mais ce génie, malgré toutes ses ressources, ne pouvait, sans l'action des siècles, fondre en un seul corps tant de nations diverses d'origine, de mœurs et de langage. Sous une apparence d'union l'isolement naturel subsista, et pour empêcher l'em- 8oi pire de se dissoudre dès sa création, il fallut que le 8i » grand empereur y portât sans cesse la main. Tant qu'il vécut, les peuples du continent occidental restèrent agrégés sous sa vaste domination, étrangère pour tous, hors un seul; mais ils commencèrent à rompre cette union factice aussitôt que le César frank fut descendu, en habits impériaux, dans le caveau sépulcral d'Aix-la-Chapelle.

su Un mouvement spontané de révolte agita, presque 94i à la fois, les nations associées malgré elles. La Gaule tendit à se séparer de la Germanie, et l'Italie à

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