‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 126 sur 233 · Essi se sunt entre-jurez E pleviz et asseurez · texte numérisé non relu

Essi se sunt entre-jurez E pleviz et asseurez

{Chronique des ducs de Normandie, par Benoît de Sainte-Maure, t. II, p. 393.)

E sunt entre-serementé Ke tuit ensemle se tendrunt E ensemle se defendrunt.

{Roman de Rou, t. I, p. 307;)

997 étaient partagés en différents cercles, que l'historien original désigne par le nom de conventiculcs1 ; il y en avait au moins un par comté, et chacune de ces réunions choisissait plusieurs de ses membres pour composer le cercle supérieur ou l'assemblée centrale2. Cette assemblée devait préparer et organiser dans tout le pays les moyens de résistance ou de soulèvement; elle envoyait de canton en canton, et de village en village, des gens éloquents et persuasifs, pour gagner de nouveaux associés, enregistrer leurs noms et recevoir leurs serments3.

Les choses en étaient à ce point, et aucune rébellion ouverte n'avait encore éclaté, lorsqu'à la cour de Normandie vint la nouvelle que, par tout le pays, les villains tenaient des conciliabules et se formaient en association jurée4. L'alarme fut grande parmi les seigneurs, menacés de perdre d'un seul coup leurs droits et les revenus de leurs domaines. Le duc Richard, qui était encore trop jeune pour prendre conseil de lui-même, fit venir son oncle, Raoul, comte d'Évreux, en qui il avait toute confiance.

1. Paisticï unanimes per diversos totius normannicae patriœ comitatus plurima agentes conventicula... (Willelm. Gemet. Hist. Xormann., apud Script, rer. normann., p. 249.)

2. Ab unoquoque cœtu furentis vulgi duo eliguntur legati, qui décréta ad mediterraneum roboranda ferrent conventmn. (Ibid.)

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