‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 160 sur 233 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Unice dilexit, et aliquandiu justse uxoris loco habuit. (Willelm. Malmesb., de Gest. reg. ancjl., lib. III, apud Rer. anglic. Script., p. 95, éd. Savile.)

4. Chronique des ducs de Normandie, par Benoît de Sainte-More, t. II, p. 571. — Chron. de Saint-Denis; Recueil des historiens de la France et des Gaules, t. XI, p. 400.)

5. Toutes voies, puisque à faire leur convenoit, accomplirent leur volenté. (Ibid.)

1027 lité à l'enfant, et placèrent leurs mains entre les io3i siennes *. Robert étant mort dans son pèlerinage, plusieurs comtes et barons normands, et surtout les parents des anciens ducs, protestèrent contre cette élection, disant qu'un bâtard ne pouvait commander aux fils des Danois 2. Les seigneurs du Bessin et du Cotentin, plus remuants que les autres et encore plus fiers de la pureté de leur descendance, se mirent à la tête des mécontents et levèrent une armée nom- 1031 breuse; mais ils furent vaincus en bataille rangée au «05i Val-des-Dunes, près deCaen, non sans le secours du roi de France, qui soutenait la cause du jeune duc par intérêt personnel, et afin d'exercer de l'influence sur les affaires du pays.

Guillaume, en avançant en âge, devint de plus en plus cher à ses partisans; le jour où il revêtit pour la première fois une armure, et monta, sans s'aider de l'étrier, sur son premier cheval de bataille, fut un jour de fête en Normandie. Dès sa jeunesse, il s'occupa de soins militaires, et fit la guerre à ses voisins d'Anjou et de Bretagne. Il aimait passionnément les beaux chevaux et en faisait venir, disent les contemporains, de Gascogne, d'Auvergne et d'Espagne, recherchant surtout ceux qui portaient des noms propres par lesquels on distinguait leur généalogie 3. Le jeune fils de Robert et d'Arlète était ambitieux et vindica-

1. Manibus illorum ejus manibus. vice cordis, datis. (Dudo de Sancto Quintino, apud Script, rer. normann., p. 157.)

2. ... Dicens quod nothus non deberet sibi aliisque Normannis imperare. (Willelm. Gemet. Hist. Normann., apud ibid., p. 268-.)

S. ... Qui nominibus propriis vulgo sunt nobilitati. (Guill. Pictav., apud Script, rer. normann., p. 181.)

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