And tha frencisce menn. (Ibid
1052 par un Normand1. Robert, l'archevêque de Canterburv, et un autre évèque normand, sortirent de Londres par la porte orientale, suivis de quelques hommes d'armes de leur nation, qui, en fuyant, tuèrent plusieurs Anglais accourus pour les arrêter2. Ils se rendirent à la côte de l'est et s'y embarquèrent sur un bateau de pêcheur. Dans son trouble et son empressement, l'archevêque Robert laissa en Angleterre ses effets les plus précieux, et entre autres choses le pallhnn qu'il avait reçu de l'Église romaine comme insigne de sa dignité s.
Un grand conseil des sages fut convoqué hors de Londres, et, cette fois, s'assembla librement. Tous les chefs et les meilleurs hommes du pays, dit une chronique saxonne 4, y assistèrent. Godwin porta la parole pour se défendre, et se justifia de toute accusation devant le roi et le peuple5; ses fils se justifièrent de même. Leur sentence d'exil fut cassée, et une autre sentence, unanimement rendue, bannit d'Angleterre tous les Normands comme ennemis de la paix publique, fauteurs de discordes, et calomniateurs des
1. Acceptis equis, fugevunt partim occidentem versus ad Pentecostes castellum , partim aquilonem versus ad Rodberti castellum. (Chron. saron., éd. Gibsou, p. 167.)
2. Egressi sunt orientali porta, atque occiderunt et alias confecerunt multos juvenes. (Ibid.,p. 167 et 168.)
3. Vili uavicula propere transfretavit, ac dereliquit pallium presulatumque bac in terra, uti Dec visum est, quippe eum houorem fuerat assecutus, Deo id nolente. (Ibid., p. 168.)