Flamddwyn
2. Taliesin; Poèmes des bardes bretons du sixième siècle, traduits pal' M. de La Villeniarqué, p. 400 et suiv.
nommé Cumberland, remporta sur les Angles plusieurs victoires où brillèrent, à côté de lui, ses fils, dont Owen était ie plus brave. Élu généralissime par toutes Ips tribus bretonnes du nord-ouest, il soutint, durant plus de vingt ans, une lutte opiniâtre contre les envahisseurs étrangers, arrêta leurs progrès, et, prenant contre eux l'offensive, les repoussa jusqu'au rivage de la mer. Mais sa mort, causée par un crime, fît tomber tout d'un coup le succès de la cause bretonne ; l'union des tribus se rompit, et les étrangers reconquirent le terrain qu'ils avaient perdu *. Bientôt de plus grands malheurs survinrent, et une terrible défaite, où périrent les fils d'Urien et l'élite des guerriers bretons, rendit les Angles maîtres de tout le pays au nord delà Tweed jusqu'aux frontières des Pietés et des Scots.
Il y avait près de l'embouchure de la Clyde, sur le rempart élevé par les Romains entre ce fleuve et le détroit du Forth, un ancien château garni de tours, le reste le plus considérable de cette ligne de postes fortifiés; on le nommait la forteresse de Caltraeth. C'était pour les Bretons un point stratégique d'une grande importance, car de là ils pouvaient tenir en échec leurs ennemis des deux races, les Angles au sud et les populations galliques au nord. Ils résolurent d'y concentrer leurs principales forces. Les clans des montagnes de Reghed, des bords du golfe deSolway, du val de la Clyde et de la rive gauche du Forth se rendirent en armes à Caltraeth et s'établirent
1. Histonj of the Anglo-Saxons, by Sharon Turner, vol. I, p. 302 et suiv. — Poèmes des bardes bretons du sizième siècle, p. 31, 405 et 413.