Guill. Pictav., apud Script, hist. normann., p
3. Nonne dixi tibi... me Willelmum nosse? ait. (Eadmeri Hist. nov., lib. I, p. 5, ed Selden.) — Magnas in hoc facto tuo calamitates prœsentio genti nostra; venturas, quas concédât mihi, quœso, pietas superna ne meis diebus veniant. (Koger de Hoved. Annal., pars I, apud Rer. anrflic. Script., p. 449, r?d. Savile.)
•065 à défaut de paroles expresses, son amitié constante pour le duc Guillaume avait tenu lieu à ce dernier d'assurances et de raisons positives pour le croire toujours favorable à ses vues.
Déjà même l'impression produite de l'autre côté du détroit par ce qui venait de s'y passer, répondait d'une façon alarmante aux sinistres prévisions du roi Edward. L'opinion universelle en Normandie était que le roi d'Angleterre avait légué sa couronne à Guillaume par un acte authentique, dont le porteur avait été Harold chargé de le confirmer par serment l. On allait plus loin, et l'on trouvait à cette opinion, indubitable en apparence , des racines dans une version étrangement fausse de l'histoire des quinze dernières années. On faisait de la faite de l'archevêque Robert et de son retour honteux en Normandie, une première ambassade envoyée par Edward à Guillaume, pour lui annoncer que les grands d'Angleterre consentaient à ce qu'il fut héritier de la couronne, et, pour comble d'absurdité, on disait que les deux otages, l'un fils, l'autre petit-fils de Godwin, avaient été remis alors comme garantie de cette promesse \ Ainsi l'attente de l'annexion d'un royaume
1. Rex itaque, defuncto cognato, quia spes prions erat sollita siiffragii, Willielmo comiti Normanniae successionem Angliœ dédit... Ferunt quidam ipsum Haroldum a rege in hoc Normanniam missura. (Willelm. Malmesb., de Gest. reg. angl., lib. IL p. 93, éd. Savile.) — Ad hoc Haroldus major lomus régis veniens in Normanniam, se Willelmo comiti, post régis obitum regnum Angliœ conservaturum non tantum jura vit, sed etiam se ducturum tiliam Willelmi comitis in uxorem data fide spopondit. (Ingulf. Croyland. Ht**., p. 900, éd. Savile.)
2. Optimatum igitur suorum assensu per Rodbertum cantuariensem archiprsesulem, hujus delegationis mediatorem, obsides potentis-