‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 213 sur 233 · Qui tumulandum eum Guillelmo agnomine Maletto concessit · texte numérisé non relu

Qui tumulandum eum Guillelmo agnomine Maletto concessit

Mais, par une cause qu'on ignore, cet ordre ne s'exécuta point; le corps du dernier roi anglo-saxon reçut une sépulture honorable dans l'église collégiale de Waltham que Harold lui-même avait fondée f, et voici la tradition à la fois touchante et douteuse qui existait à cet égard. On disait que deux chanoines de Waltham, Osgod et Ailrik, députés parleur chapitre pour voir l'issue de la bataille, obtinrent du vainqueur adouci pour eux la grâce d'emporter dans leur église les restes de leur bienfaiteur. Ils allèrent à l'amas des corps dépouillés d'armes et de vêtements, les examinèrent avec soin l'un après l'autre, et ne reconnurent point celui qu'ils cherchaient, tant ses blessures l'avaient défiguré. Tristes, et désespérant de réussir seuls dans cette recherche, ils s'adressèrent à une femme que Harold, avant d'être

non matri pro corpore dilectse prolis auri par pondus offerenti. (Guill. Pictav., de Gestis Guillelmi ducis, apud Script, ter. gallic. et fruncic, t. XI, p. 99.)

Jurans quod potius praesentis littora portus Illi comraittet aggere sub lapidum.

(Widonis Carmen de Hastingaè praslio • Citron, anglo-norm., t. III, p. 27 )

1. Corpus Haroldi matri repetenti sine pretio misit, licet illa multum per legatos obtulisset. Acceptum itaque apud Waltham sepelivit. (Willelm. Malmesb., de Gest. reg. angl., lib. III, p. 102, éd. Savile.) — Chronique de Normandie; Recueil des hist. de la France, t. XIII, p. 239. — Le tombeau de Harold, à Waltham, avait pour épitaphe ces simples mots : Hic jacet Harold infelix. Beaucoup d'Anglais refusèrent de croire à sa mort, comme jadis les Bretons à celle d'Arthur. Le bruit courut qu'il s'était échappé de la bataille, horriblement blessé; qu'il avait guéri et qu'il se tenait caché, attendant un retour de fortune, dans un coin reculé de l'Angleterre. Cette opinion durait encore à la fin du douzième siècle. — Voyez Giraldi Cambrensis Itinerar. Wallix, lib. II, cap. XI, et la curieuse légende intitulée Vila Haroldi, Chron. anglo-norm., t. II, p. 143.

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