LIVRE PREMIER
très-petit nombre do PêligtëUX prenaient l'ordre de 6<J> prêtrise ou de cléricature, et que les autres, comme 604 de simples lâïqtlès, travaillaient de leurs mains tout le jour, exerçant un art oii un métier pour leur propre subsistance et pour leprolit commun1. Dans le calcul à faire pour la détermination de la fête de Pâques, ils se réglaient sur un cycle adopté autrefois à Rome et ensuite remplacé par Un autre plus exact2. Enfin, ils différaient des usages de l'Église romaine dans les cérémonies accessoires du baptême. Tel était le champ de controverses où les Bretons restés li lires se trouvaient appelés subitement, et où, s'ils acceptaient la discussion préposée; ils allaient avoir polir antagoniste et pour censeur le ministre d'une Église dont l'autorité leur était devenue étrangère, un primat siégeant dans une métropole saxonne, parmi ceux qu'ils nommaient leurs ennemis, leurs spoliateurs et les intrus de la Bretagne1'.
Le message de convocation à une assemblée synodale fut porté au clergé de la province bretonne la plus voisine du territoire anglo-saxon et reçu par lui avec une déférence pleine d'égards. Des évêques, des prêtres et des docteurs de cette province se rendirent â la conférence assignée sur la frontière des deux peuples, au bord de la Saverne, dans un lieu où
1. ... Qui omnes de labore roanuum suarum viveresoiebant. (Bedœ Hist. ecclcsiast. gentis Ànglor., lib. II, cap. ii, p. 113.)