‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 47 sur 233 · Par le cycle alexandrin de 19 ans · texte numérisé non relu

Par le cycle alexandrin de 19 ans

3. Tua vero fraternitas non soluni eos episcopos quos ordinaverit, neque Los tantummodo qui per Eboraci episcopum fuerint ordinàti, sed etiara omnes Britanniœ sacerdotes habeat, Deo Domino nostro Jesu Chvisto auctore, subjectos. (Beda? Hist, ecclesiast, gentis Anglor., lib. I, cap. xxix, p. 99.)

se trouvait un grand chêne qui depuis fut nommé le chêne d'Augustin1. L'archevêque de Canterbury,

après un long trajet fait sous escorte parmi des populations encore païennes, se trouva au rendez-vous, entouré de ses compagnons d'apostolat et des clercs de son Église. Par une réserve qui était de l'habileté, il ne parla point d'abord de ses droits à la primatie, et, dans son discours aux Bretons, il ne leur demanda rien que d'écouter ses avertissements fraternels, d'avoir avec lui la paix catholique et de prendre part au travail commun d'évangéliser les gentils2.

On ne peut dire si l'emploi de ce mot, qui désignait les Saxons sans les nommer, fut une précaution oratoire, mais l'absence d'un nom odieux pour les Cambriens ne changeait point la réalité des choses ; l'idée de conquête et d'asservissement politique devait peser de tout son poids sur la discussion soulevée entre l'envoyé de l'Église romaine et les représentants ecclésiastiques des vaincus de l'île de Bretagne. D'ailleurs, Augustin n'eût-il pas trouvé en face de lui ces douloureuses préoccupations, qu'il aurait eu encore à lutter contre un élément de résistance intime et se-

1. ... In loco ubi usque hodie (lingua Aiiglorum) Augustiites-ac (id est, robur Augustini) in coniinio "Wicciorum et occidentalium Saxonura appellatnr... (Bedae Hist. ecdesiast. gentis Anglor., lib. II, cap. Il, p. 110.)

2. Cœpitque eis fraterna admonitione suadere, ut pace catholica secum habita, communem evangelizandi gentibus pro Domino laborem susciperent. (Ibid.) — Les chroniques bretonnes moins anciennes, et probablement moins exactes, contiennent cette variante : « Augustino potenti abe piscopis Britonum subjectionem, et suadenti ut secum genti Anglorum communem evangelizandi laborem susciperent... » (Galfredi Monumethensis Historiée regum Britanniae, lib. XI, cap. XII, éd. Giles. Londres, 1844, in-8<>, p. 209.)

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