‹ Histoire de la conquete de l'Angleterre par les NormandsChapitre 59 sur 233 · Ibid., lib. III, cap. vu, xxi, xxiv, et lib. IV, cap. xm · texte numérisé non relu

Ibid., lib. III, cap. vu, xxi, xxiv, et lib. IV, cap. xm

2. Les quatre premiers successeurs d'Augustin furent Laurentius, Mellitus, Justus et Honorius. — Et ipse quoque Honorius... ex hac luce migravit, anno ab incarnatione 653... et cessante episcopatu per annum et sex menses, electus est archiepiscopus cathedrse Doruvernensis sextus Deusdedit de gente occidentaliurn Saxonum. (Ibid., lib. III, cap. xx, p. 217.) — Mortuo Théodore-, et vacante per bienûium pêne archiepiscopatu, sufficitur in ejus locum Bertualdus secundus ex Anglo-Saxonibus qui banc obtinuit eminentiam. (Ibid., lib. V, cap. IX, p. 400.) — Voir aussi ChronoJogia saxonica, ibid., p. 518.

3. ... Theodorus, natus ex Tbarso Cilicise, vir et seculari et divina litteratura, grœce et latine instructus... (Ibid., lib. III, cap. i, p. 254.) — Il eut pour auxiliaire dans cette œuvre son compagnon, le moine Adrien. — Et quia litteris sacris simuî et secularibus, ut diximus, abundanter erant instructi... Ita ut etiam metriese artis, astronomicas et arithmetiese, ecclesiasticœ disciplinam, inter sacrorurn apicum volumina, suis auditoribus contraderent. (Ibid., lib. IV, cap. il, p. 258 et 259.)

60» pontificat, de nombreux disciples, venus de tous les 668 royaumes anglo-saxons, affluèrent dans le capitale du pays de Kent, et c'est de là qu'un commencement de civilisation, le goût de la science et de tous les arts se répandirent parmi les tribus guerrières et à demi sauvages des conquérants de la Bretagne *. On voit en moins d'un siècle ce progrès se manifester par la construction d'églises et la formation de bibliothèques, par l'apparition d'une suite d'hommes savants et lettrés, dont l'un, comme historien* est resté célèbre2 par un premier essai de rédaction des lois nationales et une première culture de l'idiome anglosaxon, qui devança de loin celle des autres langues teutoniques 3.

608 Quant aux hommes de race bretonne, héritiers' 6io en partie d'un reste de civilisation romaine et en partie des traditions d'une ancienne culture indi-

1. ... Congregata discipulorum caterva, scientia; salutaris quotidie fhmiina, in rigandis eorura cordibus emanabant. (Bedœ Hist. ecclesinsi. gentis Anglor., lib. IV, cap. n, p. 258.) — Indicio est, quod (usque hodie) supersunt de eorum discipulis, qui latinam, grœcamque linguam œque ut propriam in qua nati sunt, norunt. (Ibid.. p. 259.)

2. Bède ne fut pas seulement le chroniqueur le plus exact et le plus judicieux du moyen âge, il eut un génie encyclopédique étonnant pour l'époque et les circonstances où il vivait.

3. Qui (Etbelbertus) intor caetera bona, quœ genti sua? consulendo conferebat, etiam décréta illi judiciorum. juxta exempla Romanorum cura consilio sapientium constituit. Quœ conscripta Anglorum sermone bactenus babentur et observantur ab ea. (Ibid., lib. II, cap. T, p. 120.)

— Qui (Theodorus arcbiepiscopus) inter multos quos ordinavit antistites, etiam Gebmundo Rofensis ecclesige prœsule defuncto , Tobiam pro illo consecravit , virum latina, grœca et saxouica lingua, atque eruditione multipliciter instructum. (Ibid., lib. V, cap. ix, p. 400.)

— Alcuin a décrit en vers la bibliotlu-que de l'église métropolitains d'York. Voyez ses œuvres, édition de Froben, in-folio, 1777, t. II, p. 257.

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