‹ Histoire de la conquête de la Lombardi (volume 2)Chapitre 117 sur 228 · LIVRE 11. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE 11. — CHAPITRE IV

la main bienfaitrice de celui qu'elle frappe.

L'empereur prévenu du complot, et imperturbable dans sa sérénité comme dans sa clémence , fait venir le coupable , lui représente avec bonté l'infamie d'un crime qui outrage tous les sentimens et qui rompt les liens les plus respectés parmi les hommes. Puis , lui offrant un vase d'or : « Acceptez, » dit-il, « cette » coupe : qu'elle soit entre nous le gage de l'ou- » bli de votre faute et de votre retour à la vertu. » Vous avez déjà reçu de moi bien des faveurs, » rendez-vous digne d'en recevoir de nouvelles. » Votre empereur se souviendra toujours qu'il » est le parrain de votre fils. »

Le cœur s'émeut à la pensée que cette magnanimité, que ce noble langage ne firent qu'irriter le ressentiment de l'infâme qui avait juré la perte de son bienfaiteur.

La clémence accroît la haine quand elle ne la désarme pas.

La même nuit (1), le cœur satisfait, et plus confiant que jamais dans les effets de sa bonté inépuisable, Bérenger, au lieu de se renfermer dans son palais , alla coucher sans garde selon

Liuthp. , Hist,

, lib. i

i, cap. vui et suiv. — Mura-

tori

, Ann. (Vit, , T.

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