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nation française et de oeUe qui l'a préeédée ; et no» lapp^erai» eawtte sacdnctement quels rapporta réciproques la craqpète de k Lmnbardie par les Francs defenna les protecteurs de AoBie, établit entre les empereurs d'Occident et les pontifes roauMS.
Au dire de Panl Diacre^ écrîTaki londwrd dont pcesquo tow ks historiens ont suivi l'assertion partiale et intà^essée, ce fui une calamité pour le nord de Tltalie que le tenue de la puissance des Lambards* dooiinatiou modèle, reBet de l'Age d'or des tenpa antiques.
De madernes éL indiques écrivains eut fait justice de cette étfange prétentîeuu ManionI M Maffai^ en ams rappelant la ici meartrière qui punissait de mort les mariages enboe ftoôiains et Lan* bards ^, en naos montrant les Komaina «mIus des conseib et des charges publiques, étrangers à l'interprétation et à l'applioAioa des lois dont la balance et le glaive étaient aux maioa de tours laioqueura, de teHe sorte que les LoariMads étaient jugeant parties dans les différends qui pouvaient s'élever entra les citoyens des deux peuples, SlancQni et Maffei ont lait apparattre cet Age d'or sous son véritable jour, et l'ont marqué du itiynate des Ages d'^^mssioB ^ d'ilotisnie.
On a loué QuHdemagne d'affoir laissé aux Lambaidaet aux Rawios la légîslatton de leiu» «icAtfes. Hm aemUaUe tolérance se futranarqner dscae tous leafuis at ches toua les peuples conquérants de cette époque. Avant lui , les lA^mbarda euiHuémes en avaient aiosîmé à regard des Aomaina; maia ce qu'il n'eut pas de comuMin avec eox, ce qui sèpaae incoounenaaKaUement la domination des Francs delà domination lombarde, c'est l'admission du peuple Q>n¥4â an chargea putaUques en coucucrenea vf9C toa Francs ; c'est la aéiaté* gration de l'Italie dans sa dignité , quand, par le bienfiaît de CbariemagnOf am citoyens purent conconrir comme leurs vaiiiqueais à l'octroi. de la justice, et quelquefois même à la confection des lois.
Ce qui recommande le fils de Pq[»in À la gratitude des ItaUenvMeo autrement que le maintien de leunusagesetde leurs lois, c'estd'sfoir cherché à modifier ces mêmes lois, ces oièmes usages, à mesure qoe sa haute intdligence lui montrait des abua à réprimer et des m»tiiotiens à introduire.
La domination lombarde fut inquiète , pesante , oppressive ; k
< Italiens.
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carose e» éMt dam sa propre tratnre. Les Lombards, en se ruant sar ritalie, y portèrent leurs pénates : ce fut toute une nation qui» pour s'établir serr le sol qu'occupait un autre peuple , dut dépouiller la population qui l'arait précédée.
n n'y «fait pas seulement entre les Lombards et les Italiens cette démarcation que le temps et ime bonne administration souvent elheent entre les vaincus et les tafnqaenrs, mais bien cet abtme que rien ne tonble, et qui toujours semble s'élargir entre le spoliateur et le dépossédé.
Charlemagtie passa les Alpes , non avec un peuple sans patrie et atide de ^e» faire une, mais avec une armée qui laissait derrière elle famiHes, elodien et foyers domestiques. Le génie de la gloire et de ÏÊL conqoèfes poussa à cette invasion phis que la soif du butin et des rapines.
La domination des Lombards dut Kncx>ntrer {dos d'obstacles, et coBséquemment être défiante et peser sor l'Italie.
SoQS la domination des Francs qui fût plus facile , Tltalie put » pendant de longues années, oublier qu'il y avait , dans ses belles et ricbes provinces, des vainqueurs et des vaincns.
NoQS n'aeensons les Lombards ni d'inhabileté, ni d'un inutile système d^oppresslon. Nous n'exaltons ni le génie civilisateor, ni la tolérance des Francs : nous signalons l'erreur de certaines assertions» errenr que les fiiits et des actes puUics démontrent. Ces actes ne sont que les effets des causes auxquelles nous venons de remonter, et nous noQS applaudissons que les Francs n'aient pas eu à subir la dore néeesstté de rendre leur domination en Italie aussi oppressive que celle des Lombards.
La conquête avait peu coûté k Gharlemagne ; la conservation fut dans les premiers temps plus malaisée; mais la turbulence et la révolte de quelques grands , les intrigues d'Adelchis que soutenait l'audacieuse et jalouse Irène, l'invasion de qndques peuples barbares, les hostlHtés d^ Huns , des Saxons, des Sarrasins , ne servirent qu'à naettre en relief le génie du grand homme.
Cbarlemagne, dans près de quarante ans de guerres et de conquêtes, avait agrandi son patrimoine de plus de la moitié ; déjà , par le fait et aux yeux du monde, il était le mattre de l'Occident, quand Léon III hii en déféra la couronne aux acclamations du peuple romain. Des auteurs en ont induit que Gbarlemague avait reçu Tem*
216 LIVRE RÉTBOSPECTIF.
pire des mains du pape!... Cet empire, c'est son épée qoi le lut donna : il le tint par le droit d*ane conquête juste et légitime.
Les papes, jusqu'à Pépin, n'avaient eu, comme nous l'avcas dit» que la puissance spirituelle.
Quelques auteurs ont nié les donations faites aux pontifes par Pépin le Bref, son fils, et ses premiers descendants. Ces concessioD» ne peuvent plus aujourd'hui être sérieusement révoquées en doute.
Ce qui nous paraît avoir été combattu avec plus de fondement , c'est la prétention de quelques papes qui voulurent que dans ces libéralités fussent compris le domaine utile et la souveraine puissance sans contrôle. Nous croyons avoir établi que les rois, dans tous ces actes , se réservèrent, au moins implicitement, les droits de souveraineté. . . Ces droits, du reste, nous les leur avons vu exercer qudquefois, de l'aveu et sur les instances même de certains papes.
Quelques auteurs disent encore qu'en rec^onnaissance de ces donations, les papes accordèrent aux rois francs le droit d'investiture des évèchés et des autres dignités ecclésiastiques dans leurs États. D'autres historiens font observer qu'il n'y eut point là octroi de la part du saint-siége , mais simple reconnaissance d'une prérogative comprise dans ce que l'on appelle les droits régaliens, « Et il faut, x> dit un auteur allemand * , « pour contester ces droits à un souverain , loi » disputer ou lui êter même sa couronne... » Le même historien compte au nombre de ces prérogatives des empereurs d'Occident, l'investiture des papes.
Rome , si elle avait toujours bien compris sa situation à l'égard des empereurs francs, et, plus tard, à l'égard des souverains d'Allemagne qui tinrent l'empire d'Occident sous leur roi , eût évité de grands désordres, d'affligeants scandales et une foule de maux qui, à diverses époques, fondirent sur la chrétienté.
Revenons à la Lombardie en nous résumant. . . Si elle ne fut pas exempte de quelques vicissitudes sous les rois ou empereurs francs, ces maux ne furent que les faibles contre-coups des sanglantes agitations qui, à cette époque, travaillaient l'Europe. La période française fut, pour ces contrées, presque un temps de paix et de bien-être au milieu du trouble général ; et quand elle dot subir les nécessités de la guerre, la Lombardie apparut le plus souvent dans les champs de la lutte, comme bouclier et le glorieux soutien du reste de la péninsule.
* De Hbiss, Hist. d'Allem.