‹ Histoire de la conquête de la LombardieChapitre 78 sur 137 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

Le pape leanTflI etTenipereur d'Orient. — Photius reconnu patriarche. — Il dupe le aaint-siége. -<- Mon de L^uis le Bègue et de Carlomao de Bavière. «— Conflit d'ambitions. — Charles le Gros. — Jean YIII le sacre empereur. — Premières victoires de ce monarque.— Il quitte l'Ilalie.— Mécontentement de la péninsule. — L 'archevêque Ansperto. — Ses bienfaits. — Sa mort et celle de Jean YIII. — Charles le Gros s'empare de la couronne de France. — Le fardeau de l'empire est trop lourd pour sa faiblesse. — Nouveaux progrès de la féodalité en France et en Lombardie. — Les ducs de Bénévent se donnent aux empereurs grecs. — Bérenger de Frùnd. — Guy de Spolettù — Commencement de la rivalité de ces deu ducs célèbres. — Luilward, ministre de l'empereur. — Sa puissance. <— Sa chute. ^ Déchéance de Charles le Gros. — Sa mort.

Tout en Occident déjouait les espérances de Jean YIII. Les Sarirasins menaçaient Rome. La cour de France dédaignait ses offres et lui refusait ou ne pouvait lui accorder le secours qu'il demandait. Les cours d'Allemagne lui étaient hostiles. Son propre clergé méprisait ses ordres et ses censures.

Ce pontife n'avait pas attendu d'être réduit à cette extrémité pour songera détruire, au besoin, Tœuvre des papes Etienne et Léon, et à rejeter Rome et l'Italie sous la puissance de Gonstantinople.

Rasile tenait toujours les rênes de l'empire du Rosphore. Ce prince avait réduit tous ses ennemis d'Orient ; ses flottes naviguaient, respectées et redoutables, le long des côtes de l'Italie. Jean YIII pouvait espérer de trouver dans ce prince un appui contre les infidèles, aussi bien que contre les rois de la chrétienté qui se montraient hostiles. Aussi, tandis qu'il négociait avec le roi de France, tandis qu'il offrait à Louis le Règue, à Charles le Gros et à Garloman, la couronne impériale ; tandis qu'il agissait ouvertement en Italie en faveur de RoSùn et contre l'intérêt de ces mêmes princes, ses légats traitaient avec l'empereur d'Orient. En retour des bons offices qu'on réclamait de ce monarque, les envoyés de Rome lui laissaient entrevoir la destruction

Page 1