‹ Histoire de la conquête de la LombardieChapitre 87 sur 137 · LIVRE H. — CXAFITBB · texte numérisé non relu

LIVRE H. — CXAFITBB

resqoe et deaursauvaget mélange de coof âge héroïque et de basse per- . fidie, édair de génie qui sait mettre à profit la victoire» ifiébranlaUe constaBce ipii resd |dua fort que le revers» aoif ardeate de gtoire ou piutAi de roMNiimée à tout prix, ambition sana frein et qui Irouyait presque son e&euse dans uue indemptabie audaee , dans le seutiraent d'une ittustre origine et dans Faliniflaemeat où languisBaieniftlora tous les rois de l'Europe ; cœur allier ou bouiliomiatt le sang français mêlé au sang italien ; type rode, éhaudie grosrière de cette bfîitaBte chevalerie que 9 plus tard , épura Tesprit saint des croisades dt que poUt le contact de FOrient ; dans ce peu de lignes noua avms crafenoé Tesqttisse de ce Guy si fameux.

La Lombardie^ après k mort de Guy^ se maiatk^ calme pendant quelque» mois ; mais ce repos ne devait être qu'une courte trêve daes un pays où peuple, grands et souverains ne recevaient ptas d'impulsion que du souffle désorganisateur de l'anarchie. L'année suivante ^ vit se fermer et éclater de netuveanx orages.

Nous approchons du moownt où tes paroles qui smvent trouvent leur application. « Les italiens, » dît l'abbé Mille! * , « n'étaient » jamais cimtents de lems rms, et le changement aggranait toujours » leurs infortnnes. On appelait ka étrangem en ItaKe ; on cherchait » en quelque aorte le joug pour se d^vrer des oppresseais ; on se » répétait» oa ne voulait point obéir, et l'on fusait ém rois au » basttrd. Les révolutioBS sont d'orfinake les fruits de la dkeotéd. » L'Italie,^ à cette époque ^ était uu des pays les pluanudkettrenx de » l'Europe, m

Utttbpmad donne è ce goàt funeste de changeant en^ but rai* sonné. « Il entrait,.» dit cet éaivain ', « dans la politique des seigneurs » d'Italie, à cette é|NK{Be , d'avoir tosqoiirs deux inalties , peur les » comprinuer tous leadeux, l'un par lirpemr de l'autre^ et sans doute » pour n'obéir à aucun. » Étrange caki^, qui ne pouvmt être et ne » fat qu'une cause incessante de troubles et de ruÎBepomr la Lmu^ » bardie.» ,

Un parti opposé à Bérenger, profitant d'une absence momentanée de ce prince, se réunit tout à coup à Pavie ; les conjurés se forment

' Hitt. mod,, 3« époque, ch. I*'.

* LiinBPEANDy lib. I«% cap. 10.

84 DIUXIÈMB ÉPOQUK.

eu diète , y appellent le jeune empereur Lambert, remarquable par son élégance et sa beauté , comme le dit Lrattiprand * , mab peu Tait encore aux travaux de la guerre, et le proclament roi de Lombardie. Bérenger apprend à Vérone cette déclaration hostile de la prétendue diète de Pavie t et se dispose aussitôt à combattre son jenne rival. Magînfredo , comte de Milan , sommé le premier par Lambert de le reconnaître comme son empereur et roi, s'y refuse, et maltraite, par des excursions sur leurs territoires , les villes qui se sont déclarées pour le fils de Guy.

Chose déplorable! Le comte de Milan prenait les armes pour Bérenger ou Arnolphe, et Tarchevéque de cette même cité, Amelino, avait présidé la diète et proclamé roi d'Italie le jeune Lambert^... Que de désordres n'entratnent pas à leur suite ces tristes difisioos entre des hommes qu'une seule et même pensée, qu'un seul et même but, le bien-être de tous, devraient toujours réunir sous une seule et même bannière ! Préposés pour le bonheur général , ils deviennent trop souvent les premiers fauteurs des malheurs publics.

Cependant Formose redoublait d'instances auprès d'Arnolpheponr qu'il vint recevoir de lui cette couronne impériale que ses mains avaient déjà placée sur le front d'un autre. Bérenger suppliait de son côté le bâtard de Garloman , de l'aider à achever contre Lambert Fœuvre entreprise naguère contre Guy. Amolphe, dont toutes ces instances flattent les vues secrètes , quitte de nouveau la Germanie ; mais cette fois il y porte la pensée de détruire à son profit la double royauté de Lambert et de Bérenger lui-même. En eifet, à peine arrivé à Milan, Amolphe s'empare du pouvoir suprême et partage le royaume de Lombardie en deux grands gouvernements. Walfredo eut le duché de Frioul, premier apanage de Bérenger , et Maginfredo, qui, dans sa récente levée de boucliers contre Lambert , avait moins combattu pour Bérenger que dans l'intérêt du roi de Gennanie dont il était l'agent secret , Maginfredo eut le duché de Lombardie ou duché de Milan '.

' « Sed quia Italienses , geminis uli Dominis Tolunt » quatenus olteram alterius » terrore coercant , Widonis régis defuDCti , Glium noihine Lambcrtam, elcganicm » juTcnem adhuc, ephœbiini minusque bellicosum regem, constituant. » (L'irap.,

' Ce même Anaelmo avait couronné Bérenger aept ans auparavant ( PcFnxnoar, Hiitoin univenelU, tome II. Roi$ Ualieni).

' GlULINI.

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