TRAHISON DE PICHEGRU
ce qui lui procurerait le moyen d'entretenir des forces considérables sur notre frontière, de fomenter des troubles en Hollande et de l'envahir. Le gouvernement français ne se départira point du principe que la limite du Rhin est indispensablement nécessaire à la sûreté de la France. »
Cette réponse formelle entraînait le renouvellement de la guerre avec l'Autriche. L'espérance de la paix, le désir d'obtenir par des arrangements amiables les compensations qu'il souhaitait , avaient engagé le gouvernement autrichien à suspendre toutes les opérations militaires. Deux armées autrichiennes occupaient la rive droite du Rhin : Clairfayt commandait depuis Manheim jusqu'à Dusseldorf, et défendait Mayence que les Français assiégeaient par la rive gauche; l'autre armée s'étendait de Manheim à Baie; elle était commandée par Wurmser.
L'arinée de Sambre-et-Meuse , sous les ordres de Jourdan, était opposée à Clairfayt, le Rhin entre eux deux. Pichegru, que le comité avait placé à la tête de l'armée du Rhin, était en face de Wurmser.
Ce fut à ce moment que Pichegrii entra en relation avec les émigrés. Deux hommes, qui ont été mêlés à toutes les intrigues et à tous les projets de conspiration , sans que jamais aucun de ceux qu'ils ont conçus ait eu le moindre résultat : le comte de Montgaillard qui servit alternativement et peut-être en même temps les diverses polices et les conspirateurs; et Faucbe-Borel , qui semble avoir eu. un dévouement véritable et un zèle de subalterne , fuirent les intermédiaires entre le prince de Condé et le général Pichegru. Ils ont l'un et l'autre écrit le récit