‹ Histoire de la Convention nationale (volume 2)Chapitre 68 sur 109 · MESURES CONTRE LA RÉACTION · texte numérisé non relu

MESURES CONTRE LA RÉACTION

fut arrêté. Ce fut pour Barras une occasion de renouveler ses plaintes contre la mollesse des comités > qui ne savaient point contraindre une poignée de chouans et de séditieux à courber la tète devant la loi.

— « Je demande , ajouta Talot , qu'il soit créé un conseil de guerre destiné à prononcer sur les chouans et les émigrés qui sont à Paris, et qu'ils soient fusillés au Palais -Roy ah »

Tallien affirma qu'il existait une conspiration de chouans, de royalistes et d'agioteurs, qui excitaient les bons citoyens contre les représentants du peuple , et qui persécutaient les patriotes.

— « On prépare peut-être un massacre de vos amis ; oui, de vos amis! car les pétitionnaires qu'on vient d'insulter sont les vrais amis de la Convention. Être un des vainqueurs de la Bastille et du 10 août devient un titre de proscription. Eh bien ! ces hommes, dont les mains sont endurcies aux plus rudes travaux, vous observent et n'attendent qu'un mot de vous pour défendre la République. » "

Toutefois, comme là proposition de Talot, applaudie par les tribunes publiques, n'avait nulle faveur dans la majorité, Tallien s'y opposa. — • « Créer un conseil de guerre, une commission militaire, rappellerait les temps malheureux où des bourreaux siégeaient comme juges ; où la République était inondée de sang; la commission militaire du 4 prairial n'a que trop longtemps existé. Le gouvernement saura atteindre les coupables au nom des lois existantes. »

Talot aurait dû se contenter de ces lois, puisqu'elles ordonnaient que les chouans, ou tous autres rebelles, seraient jugés par les tribunaux militaires.

Cette situation qu'aucune des mesures prises par le

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