‹ Histoire de la Convention nationale (volume 2)Chapitre 76 sur 109 · ATTAQUE CONTRE LA SECTION LEPELLETIER · texte numérisé non relu

ATTAQUE CONTRE LA SECTION LEPELLETIER

— « Dus&ions-nous périr sous le fer des bourreaux, nous n'invoquerons pas le crime pour fonder le règne de la vertu. Jamais la Convention ne tendra la main au Terrorisme. C'est une affreuse calomnie» Les méchants vous ont trompés* »

La proclamation expliquait et excusait la formation du bataillon des patriotes. « Ce sont des républicains zélés, d'anciens et braves militaires. Chacun est pourvu de sa carte civique attestant sa profession et son domicile. Ils ont pris pour devise : h Liberté, égalité, humanité. » Leur commandant sera le brave et sage générai Berruyer. Ils ont juré de se dissoudre dès que la Convention n'exigerait plus leurs services. » — Le mot d'ordre que le gouvernement avait adopté terminait cette pièce : « Le royalisme et l'anarchie seront vaincus. »

Ces ménagements pour une opinion exaspérée et méfiante étaient tardifs. L'impulsion que les républicains de la Convention appelaient un complot royaliste était donnée, et les comités n'espéraient plus apaiser le mouvement. Ils avaient, dès le matin du 12, pris des mesures pour réprimer ou combattre l'insurrection. Les troupes étaient campées dans la plaine des Sablons ; des détachements furent appelés.

L'ordre avait été donné de cerner l'ancien couvent des Filles Saint-Thomas, où siégeait rassemblée primaire de la section Lepelletier. C'était là qu'était le point central, le quartier général de la rébellion. Vers huit heures du soir, le général Menou, qui comman* dait les troupes, dirigea trois colonnes par la rue de3 Filles-Saint-Thomas, la rue Notre-Dame-des-Victoirea

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