‹ Histoire de la Convention nationale (volume 2)Chapitre 80 sur 109 · NOUVELLE LUTTE DES PARTIS · texte numérisé non relu

NOUVELLE LUTTE DES PARTIS

elle fut écartée , mais il fut décrété que toute mise en liberté serait suspendue. Il y avait beaucoup de méfiance contre les bureaux, même ceux des comités; on disait que leur opinion était peu favorable à la Convention.

Alors s'éleva un vif débat, qui allait se reproduire sur- toutes les questions : il s'agissait de sa-voir si la victoire du 13 vendémiaire, comme toutes les victoires révolutionnaires, amènerait une complète réaction. Une loi , qui n'avait pas un mois de date , avait prescrit conformément aux règles judiciaires les formalités à remplir pour prononcer la mise en liberté des individus arrêtés, soit comme ayant commis des actes criminels pendant la Terreur, soit comme ayant pris part aux séditions jacobines. Les Montagnards demandèrent qu'on fît disparaître les difficultés qui retardaient la libération « des patriotes purs, incarcérés par les ennemis de la Révolution. »

A ce vœu s'ajoutaient des dénonciations contre les autorités constituées qui enfermaient les patriotes et laissaient se promener libres et audacieux , les royalistes, les émigrés, les assassins du Midi. Thibaudeau demanda la parole : — « La victoire que vient de remporter la Convention n'est pas l'œuvre d'un parti, mais le triomphe de la Convention entière. Rien n'est plus funeste que de marcher de réaction en réaction.... Le terme approche où la Constitution va faire taire tous les partis et mettre un terme au gouvernement arbitraire et absolu. J'espère que personne ne sera assez osé pour vouloir s'en ressaisir pendant le peu de temps qu'il doit durer encore.

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