ARRESTATION DES CHEFS DR CHOUANS
Le comité répondit le 30 mai ' une lettre qui n'était pas une décision : « Nous sentons la nécessité de prendre de fortes mesures. Le comité n'ayant reçu que les copies des lettres, doit vous faire remarquer qu'il faut s'assurer si les lettres ont été en effet écrites et signées par les chefs. Au reste, il faut être en force avant de faire un éclat. »
Les représentants Grenôt et Bollet, qui étaient en mission auprès du général Hoche, n'avaient pas attendu la réponse du comité. Dès le 25 mai, en recevant les pièces que leurs collègues Guermeur, Guezrio et Brue leur avaient adressées en même temps qu'ils les envoyaient à Paris, ils avaient remis au général Hoche Tordre d'arrêter tous les chefs de chouans qui pourraient se trouver dans l'étendue de son armée; « Le salut du peuple est la suprême loi. » Tel était l'intitulé de leur arrêté. Ils transmirent un ordre pareil au général Aubert Dubayet : quelques exceptions étaient indiquées, entre autres pour M. de Scepeaux. En définitive huit chefs seulement furent arrêtés : Cormatin, Solilhac, Jarry, Garet, de La Haye, Dufour, La Nouraye etBoisgontier.
Une proclamation fut adressée aux départements de la Normandie et de la Bretagne, pour leur rendre compte des motifs qui déterminaient cette mesure. On leur disait que loin de violer la pacification, elle serait maintenue, mais qu'on avait dû agir contre ceux qui n'en observaient pas les conditions.
Les représentants Guermeur et Brue donnèrent un ordre plus décisif : « Mus par des causes majeures,