‹ Histoire de la Convention nationale (volume 3)Chapitre 15 sur 88 · LE MINISTÈRE GIRONDIN · texte numérisé non relu

LE MINISTÈRE GIRONDIN

lences royalistes et des excès révolutionnatreB, Taccusatioû fitt aussi prononcée contre Royou, rédacteur du journal ce l'Ami du Roi, d qui avait provoqué les soldats à quitter leurs drapeaux pour passer à Tarmée deâ émigrés. ,

Une loi sur la discipline militaire fut cependant , votée; mais^ à rintérieur> parmi les citoyens, le dés-* ordre s'accroissait de jour en jour. Les Girondins, en composant le ministère, n'avaient apporté aucune force au gouvernement ; les chefs du parti continuaient à être des hommes de tribune, de cluh et de journaux sons responsabilité , sans connaissance pratique des affaires et des hommes « incapables de sacrifier un jour de popularité, ni de résister à Fentraînement de la Révolution. Les subalternes qu'ils avaient faits ministres, et imposés ail roi, ne pouvaient gagner la moindre part dans sa confiance. Lacoste et Duranthon, d'un caractère honnête, sincères et modérés dans leurs opinions , tardèrent peu à se trouver hors du parti qui les avait placés. Dumouriez n'en avait jamais été. Ses vues sur l'avenir n'étaient point fii^es. Ses projets , inspirés par la circonstance du moment, étaient conçus avec légèreté; d'autant plus variables qu'ils n'étaient inspirés ni par le sentiment du devoir, ni par une opinion consciencieuse. Il se proposait avant tout de donner à la guerre de grands résultats et y voyait le seul moyen de sauver la monarchie. En homme, habile, c'était lé succès qui lui importait d'abord, et il était disposé à prendre tout chemin qui pouvait y conduire. Comment aurait-il pu s*en|;endre avec des hommes lancés aveuglément dans les révolutions, s'inquiétant de faire retentir leurs paroles plus que

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