‹ Histoire de la Convention nationale (volume 3)Chapitre 24 sur 88 · ÉGLABATIO1I DU DANGER 0E LA PATRIE · texte numérisé non relu

ÉGLABATIO1I DU DANGER 0E LA PATRIE

Les Girondins ne ¥Ouinrent pas épargner an roi cet embarras et ce danger; ils représentèrent qn'il appartenait an pouvoir exécutif de prononcer sur les actes de ses subordonnés^ sataf ensuite au pouvoir législatif d'examiner cette décision ; par ce motif, l'Assemblée passa à Tordre du jour.

La décision du roi fut attendue pendant cinq jours. A chaque séance, lecture était donnée des nombreuses pétitions , soit des sections de Paria , soit des départements, qui demandaient justice pour le vertueux maire de Paris, et chargeaient d'outrages et de menaces le roi et le parti modéré. Enfin, le 12 juillet, le ministre de la justice transmit à TAssemblée une proclamation royale y qui confirmait la suspension du maire de Paris.

Pétion fut introduit aussitôt après. Danton l'avait accompagné depuis l'Hôtel de la Mairie, l'encourageant, le montrant au peuple et criant : a On veut vous ravir votre ami ! le peuple le sauvera ! » Les dangers n'étaient point pour Pétion; la séance fut un triomphe pour lui; sa justification fut accueillie par de vifs applaudissements, surtout lorsqu'il se félicita de ne pas avoir employé la force pour imposer le respect des lois. a Le salut de tous , disait-il , n'est-il. point la loi suprème, celle devant qui toutes les autres se taisent ? » Il fut invité aux honneurs de la péance» «Vive Pétiop! Vive notre ami ! » criaient les 1;ribunes publiques. Le lendemain , l'arrêté du département fut annulé sur le rapport de Muraire, député qui si^eait parmi les indépendants.

La réintégration du maire de Paris était sans doute un fait grave, mais les esprits étaient en cet instant agi-

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