‹ Histoire de la Convention nationale (volume 3)Chapitre 25 sur 88 · DÉCLARATION DU DANGER DE LA PATRIE · texte numérisé non relu

DÉCLARATION DU DANGER DE LA PATRIE

tés par une question plus grande ; les efforts révolutionnaires tendaient à un but plus avancé. Lorsque Tévêque de Lyon avait réussi à émouvoir TÂssemblée, elle s'occupait à discuter la proposition qui lui était faite de déclarer la patrie en danger et de déterminer quelles conséquences seraient attachées à cette proclamation offîcielle^La discussion fut reprise dès le lendemain» Brissot produisit le discours auquel il avait paru renoncer. Celte déclaration du danger de la patrie était le champ de bataille où la Gironde voulait obteuir un complet et définitif triomphe ; chacun des orateurs de la faction avait son rôle marqué; une progression concertée devait donner aux discours qui se succédaient une hardiesse de langage toujours croissante.

« La patrie est en danger ! disait Brissot. Qui paràr lyse nos forces ? — Un seul homme : celui-là même que la constitution appelle son chef... On vous dit de poursuivre les intrigants et les conspirateurs; et moi je dis : frappez la cour des Tuileries^ tous disparaîtront.... La constitution ne peut marcher qu'avec un roi révolutionnaire. Si le roi ne veut pas être révolu* tionaaire^ la législature doit au peuple d'examiner ce faity et «e que la constitution prei^crit lors de ce fait* M. Vergniaud a parlé par hypothèse d'un roi contrerévolutionnaire. Ne raisonnons point par hypothèse. Le roi est-il coupable? il faut le dire hautement. La conirtitutioD assure les droite du roi et lui marque ses devoirjB. Il est d^ailleurs un droit qui précède celui de tous les pouvoirs condtitué& : c'est celui du peuple. Ces pouvoirs ne sont que ses délégués : il est leur souverain. Lors donc que ses délégués trahissent leurs devoirs^ l'Assemblée doit examiner si la violation est réelle.*. Vous n'avez pas le droit de j^emettre la peine

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