LES MARSEILLAIS HAKDÉS A PARIS
appartint en propre. Il y avait alors un jeune homme venu de Marseille à Paris pour y soigner les intérêts de la faction qui depuis plus d'une année répan* dait le trouble en Provence. Dsms ces régions méri* dionalesy les opinions s'exaltent facilement jusqu^i la violence et sont toujours prêtes à [Hrendre les armes; le sang avait coulé à Marseille , à Aix^ à Arles ; un régiment tout entier avait été désarmé ; des bandes révolutionnaires avaient fait cause commune s^vec les massacreurs d -Avignon.
Barbaroux était le chargé d'a£Eaires de cette municipalité de Marseille, qui envoyait de si ardentes pétitions y et qui formait des détachements pour envahir les autres villes de Provence y bravant ou renversant les autorités légales. Barbaroux sollicitait des amnis-' ties pour ces brigandages; il cherchait des protecteurs aux désordres de sa province, soit à F Assemblée, soit aux Jacobins; il veillait pour arrêter toute mesure répressive.
La bienveillance de Roland, pendant qu'il était ministre de l'intérieur, fut facilement acquise par le délégué marseillais. M"'"' Roland, prévenue favorablement par sa belle figure , eut confiance en sa vivacité méridionale ^ jugea qu'il pourrait devenir un grand citoyen dans la future république/ et prit de l'influence sur lui^ Au moment où les Girondins placèrent leurs espérances sur une insurrection dirigéis par eux , Barbaroux leur offrit de faire vçnir cinq ou six cents hommes et deux pièces de canqu, que ses amis détacheraient des gardes nationales de Provence qu'ils avaient à leur disposition.
* Mémoires de M"* Roland.