‹ Histoire de la Convention nationale (volume 3)Chapitre 29 sur 88 · ATTAQUES CONTRE LE CÉNÉRAL LA FAYETTE · texte numérisé non relu

ATTAQUES CONTRE LE CÉNÉRAL LA FAYETTE

Il écrivit, et, sans retard, un bataillon fut formé de gardes nationaux pris dans les diverses villes du midi. 11 en vint de Marseille, de Toulon, dé Nîmes, de Montpellier^ d* Avignon; la plupart furent même en* voyés par délibération de leurs municipalités, tant Fanarchie était complète dans ces provinces.

Les révolutionnaires qui demandaient ou envoyaient ces auxiliùres pour servir leur cause disaient, et peut«4tre même se persuadaient, qu'un enthousiaste dévouement recrutait ces soldats de la liberté ; en fait, toutes les fois que les meneurs de la faction anarchique avsûent envahi des villes , leurs détachements de gardes nationaux s'étaient formés en grande partie de brigands vomis des prisons de Gênes, de Barcelone et des autres ports de la Méditerranée, qui étaient venus se réfugier parmi la populace de Marseille; partout ils avaient commis d'épouvantables excès ^ C'était cette écume de la population marseillaise que Barbaroux avait mandée et qui s'était mise en marche dans les premiers jours de juillet. La pensée des Girondins était de ne rien tenter avant l'arrivée des Marseillais,

Les attaques dirigées contre le roi et le général La Fayette redoublaient en même temps d'ardeur et d^audace. La tribune de . l'Assemblée ne gardait pas plus de mesure que la tribune des Jacobins; les orateurs avaient autant de violence que les pétitionnaires.

La lettre du général La Fayette avait été renvoyée à la commission chargée de l'examen de toutes les questions relatives à l'état actuel du pays. Lemontey fit un

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